Les traditions et les coutumes n'ont pas toutes bon genre!
Celles des fers et du mors en sont.
Lisez plutôt ceci
Il y a plusieurs raisons pour supprimer les fers à cheval
1) tout le poids du cheval et le choc des allures est reporté sur la surface du fer donc sur la boîte cornée SEULE.
Or, l'auteur d'un article mentionnait qu'il parait l'ongle avant une grande randonnée;
faut-il en déduire qu'au moins la corne est en contact avec le sol au mieux le cheval se sent?
Je l'imagine car j'ai vu des photos de pieds de chevaux sauvages vivant exclusivement sur le sable;
L'ongle était long de plus d' 1cm et perpendiculaire à la sole, ce qui signifie obligatoirement que
SEULE la SOLE porte le cheval!
2) le fer qui forme épaisseur empêche la fourchette de toucher le sol,
donc la 3ème phalange à tendance à basculer (vous dites "syndrome naviculaire"?) et à défoncer la sole.
3) la rigidité du fer empêche les glomes de s'écarter augmentant l' impact au sol.
4) au vu de ce qui précède, la fourchette ne jouant plus son rôle de pompe sanguine, le pied n'est plus irrigué.
5) le poids du fer au pied alourdit l'allure et provoque un effet de fronde
(sans compter les blessures qu'il peut ocasionner aux 3 autres membres
et vous aurez un gros pied bleu s'il vous marche dessus alors que sans fers,
vous êtes juste bon pour une simple douleur).
6) le pied n'étant plus au contact du sol, il est tout à fait désensibilisé;
le cheval ne reconnaît plus les différents sols sur lesquels il marche.
Il marche sur des cailloux comme il marche sur du sable!
C'est pourquoi, si vous déferrez - libérez votre cheval, il faut être patient afin qu'il retrouve sa sensibilité.
Anecdote:
par une nuit sombre, je menais Mabelle à la longe et elle s'est mise à trotter. Je l'ai suivi, et quelle sensation exquise s'est produite!
Elle semblait vouloir s'envoler tellement elle était légère (3ans/800kg). J'en déduit que ne voyant plus le sol qu'elle foulait,
elle le ressentait par les sabots.
Il y a plusieurs raisons pour supprimer le mors
(explications condensées; pour de plus amples détails scientifiques,
consulter le magazine Planète Cheval au Naturel n°9 ou consulter www.planet-equitopia.com)
1) problèmes nerveux: le mors peut provoquer des névralgies faciales,
il entraîne une forte salivation car le cheval essaie de le repousser pour se soulager
il peut provoquer l'encensement et l'encapuchonnement néfaste à sa musculature (encolure/dos) d'où,
2) problèmes dorsaux
(sans parler de l'arçon de la selle qui repose sur 2 points de contact en formant un pont,
au lieu d'embrasser le corps).
3) problèmes respiratoires: le cheval (en plein effort!) réduit le passage de l'air dans la trachée
pour ne pas que la salive provoquée par le mors pénètre dans les poumons,
ce qui induit un manque d'oxygénation du sang!
4) problèmes pulmonaires: au manque d'oxygénation du sang,
s'ajoute la rétention de gaz carbonique dans les poumons provoquant une acidose du sang et
des riques d'hémorragie pulmonaire ainsi qu'un travail musculaire supplémentaire favorisant une surcharge
et une fragilisation de l'organisme entraînant un vieillissement prématuré.
5) problèmes dentaires: irritations des barres,
usure irrégulière des dents (molaires en dents de loup blessantes, incisives en bec de perroquet)
On dit du cheval que c'est un animal fragile, mais n'est-ce pas l'homme qui le fragilise?
Pensons aussi aux chevaux qui toute leur vie sont isolés dans un box, nourris à heures fixes (problèmes digestifs!),
baignant dans leur jus, respirant un air vicié et privés de mouvement et du contact des autres.
Les chevaux endurent et sont vraiment sympas avec nous et voilà 5000ans qu'ils se sacrifient pour nous.
Le cheval vivant en milieu naturel peut vivre 40 à 50 ans.
Les chevaux exploités pour le sport ont une espérance de vie de 7 à 8 ans, ce sont des enfants qu'on assassine!
Au fil de mes lectures, j'ai rassemblé quelques points intéressant les soins du sabot
Je vous les livre tels que je les ai compris, à appliquer avec bon sens!
Généralités
Les pieds à la pince longue ont tendance à s'enflammer (abcès) et à choquer le sol au pas :
raccourcir la pince pour former un angle obtus avec la sole.
Le fait de parer la sole provoque la descente de la 3ème phalange, ce qui engendre l'allongement de la pince.
On mesure l'épaisseur de la sole à la profondeur des lacunes (jusqu'à 20mmm).
Ne pas parer les talons, la sole et la fourchette.
Le poids que peut supporter un cheval au travail sérieux ne doit pas excéder 15% du poids du cheval.
Au printemps 2009, est apparu une crevasse de 5cm parallèle au périople suite à un abcès en pince
au postérieur gauche de Mabelle (je suspecte, comme il est dit plus haut, que cet abcès est apparu
suite à son premier parage mais je ne me souviens pas si la sole avait été parée).
Cet abcès s'était éternisé, et j'ai mis un point final à cette crevasse
en baignant le pied dans de la javel diluée (j'aurai dû le faire pour l'abcès).
Durant l'été chaud et sec, la crevasse a parcouru 4cm en 4 mois.
Parage du sabot (en principe)
Ne pas toucher aux barres et à la fourchette.
Ne pas toucher la sole qui doit s'épaissir et durcir.
S'assurer de la pousse verticale de la paroi afin d'éviter l'évasement du sabot
en râpant en angle ou rognant à l'aide des tenailles la bordure de la paroi
(comme il est dit plus haut, on peut parer l'ongle avant la ballade).
Entretenir la continuité de la ligne blanche.
Le sabot s'adapte à tout les sols naturels sur lesquels il pose habituellement:
du pied plat (terrain dur) à la sole profonde (terrain mou);
je n'ai pas encore éprouvé assez longtemps l'usure du sabot sur le tarmac qui est un revêtement particulièrement corrosif,
mais, après de nombreuses promenades sur la route (moi à côté d'elle),
j'observe un épaississement de la corne et un durcissement de la sole.
Au bout du compte, c'est tout de même le bien-être et la santé du cheval qui prime avant son usage qu'il daigne nous accorder!
Entretien du sabot (en règle générale)
Enduire à l'huile de foie de morue ou d'huile de lin non traitée le bourrelet périoplique, les glomes et la fourchette afin de les assouplir.
Enduire au goudron végétal la paroi et la sole afin de les durcir en cas de période humide prolongée.
Entretenir la ligne blanche et la désinfecter comme les lacunes latérales au vinaigre de cidre.