Kikou à tous! je vous fait découvrir les premières lignes de mon nouveau projet. Ecrire est une vrai thérapie pour moi en plus d'être une passion.
"Ne sais-tu pas qui je suis"
Si je l'avais toujours su au plus profond de moi-même. Et, cela me terrifiais. Il serait pourtant facile d'activer le pouvoir de Lévilie en posant ma main droite sur cette tête aux longues boucles brunes et or.
Mes plus grandes craintes s'évanouiraient en même temps que ce corps trop brulant dont le visage était collé à mon c½ur.
Mon c½ur qui depuis un instant ou peut être une éternité me trahissait par ses battements trop rapides et irréguliers en la présence de cet être jouant avec les illusions.
Je savais qu'il ne me serait pas donné de chance supplémentaire pour l'éliminer et me libérer ainsi de cette maudite prophétie qui m'avait privé de ma s½ur puis de ma liberté et enfin de mon identité.
Jamais je n'aurais cru pouvoir autant haïr puis aimer cette chose qui hantait mes cauchemars et envahissais mes rêves d'enfants.
"Je te laisse le choix, je ne me défendrais plus. Tues moi si tu veux m'empêcher de détruire ceux pour qui je suis coupable."
Où trouver la force de saisir cette dague qui avait, il y a peu, menacée ma gorge pour trancher ce cou à la peau délicate alors que tout en moi voulait l'étreindre à l'étouffer.
Je ne savais ce qu'il fallait faire. J'avais du mal à me souvenir comment je m'étais retrouvé dans cette situation. Quelles personnes j'avais côtoyées ces seize derniers mois? Pourquoi, avais-je quitté le cocon familial où j'étais en sécurité. Qu'est-ce qui m'avait poussé à vouloir affronté mon destin en face à face? Si j'avais su à ce moment là, serais-je parti? Ma vie en aurait-elle été moins belle ?
Certains disaient que j'étais maudit, d'autres que ma seule présence apporté chance et prospérité.
Je n'aurais pas dû vouloir venger ma s½ur, mon destin m'avais finalement rattrapé.
Alors, comment agir maintenant, seul face à ce destin que j'avais toujours refusé.
Si j'étais encore le Prince-Vestale, je me serais contenté de prier tous les dieux de mon peuple pour qu'ils me fournissent une réponse qui ne serait jamais venue.
Mais, je n'étais plus Aaron Lunéor, prince Héritier des royaumes d'Armonie et d'Herbry . Je ne pouvais redevenir celui que j'étais avant. Ce type stupide qui voulait découvrir le monde quitte à mettre en péril tous les humains d'Issitru, pour la seule raison qu'il trouvait injuste que les autres princes moins important que lui puissent jouir de tout ce qu'ils désiraient.
J'avais été plus qu'odieux envers mes proches qu'ils soient de ma famille, protecteurs ou serviteurs. J'avais été jusqu'à menacé mon Père pour qu'il me laisse m'enfuir vers d'autres horizons, et celui-ci, pour éviter tout scandale inutile avait orchestré mon propre enlèvement; tout en prenant soin ,bien-sûr, de faire en sorte que mon frère et ma s½ur, les jumeaux de dix ans puissent hériter respectivement de ma place d'héritier au trône et de Vestale Protectrice du Bouclier.
Ma mère avait surement pleuré aussi longtemps que pour Evana, mais, j'avais gagné ce que je voulais : ma liberté.
Liberté de pouvoir faire ce que bon me semble, d'aller où je souhaité dans une des caravanes les plus renommées ou en compagnie des mercenaires les plus malfamés de la mer d'Enéé et de tout l'océan Ivrris.
Je pensais pouvoir aimer. Pouvoir aimer et ainsi prouver à tous que la dernière prophétie d'Evana, celle qui lui avait couté la vie ne se réaliserait pas.
Mais, j'étais stupide à cette époque là. Fier, sûr de moi , mais complètement fou.
En fait, la seule chose dont j'étais réellement sûr à cet instant, c'est que ma folie m'avait poussée à défier un dieu.
Et, pas n'importe lequel, Airna le Dieux des Illusions, le plus puissant depuis la chute des Issitrus.
mots-ou-maux , dimanche 15 novembre 2009 13:03
Bonsoir Sid'.
Il y a de ça un bon moment j'avais commencé une fiction que j'ai laissé tombé et supprimé par manque d'inspiration. Je crois que ce qui à tout fichu en l'air est que je n'avais pas trouvé le sujet qui me tenait à coeur.
Ce que j'ai fait pour retrouver l'envie d'écrire et l'inspiration pour le faire ? Et bien j'aime un certain type d'histoire, j'avais besoin d'exhorter ce que je ressentais. Pour chaque chapitre, une chanson différente qui m'inspire à l'écriture. Je puise dans ce que j'aimerais être, dans mes rêves et mes passion. Dans mes douleurs, mes craintes ou mon vécu. Je balance tout sur ma feuille, relie le tout et cela donne mon histoire.
Je sais que ce que je dis n'est pas très clair, mais je pense que l'inspiration ne se cherche pas. C'est elle qui nous trouve. Au détour d'une chanson ou à la citation d'une phrase d'un film.
Bonne chance en tout cas. Tiens moi au courant.
Enzya*