Yihiie...
Z'avez de la chance ou pas
... J'avais prévu de poster ce prologue uniquement après avoir terminé le premier chapitre mais en voyant que Naomi avait créé ce groupe, j'ai pas pu résister ¬_¬...
Alors voici en avant-première le début de ma nouvelle fiction. Pas besoin de vous dire quels en seront les principaux personnages, je suppose.
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Résonance
†Prologue†
Elle déambulait. Elle déambulait sur cette terre habituellement sèche, maintenant gorgée de sang.
« Il était une fois une mélodie... »Sa voix claire d'enfant résonnait jusque dans les montagnes, un peu plus loin, se répercutant contre la roche. Elle marchait, se balançant doucement de gauche à droite. Comme dans un jeu. Ses pieds foulaient calmement la terre souillée.
« Une mélodie étrange... »Le bout de son petit pied alla tapoter doucement, presque tendrement, la tête d'un homme allongé là. Un homme dont le c½ur, un peu avant, battait encore avec vigueur. Son corps n'était pas encore gelé et raide.
« Elle sonne comme un écho...
Comme un écho dans les montagnes. »Elle foulait calmement les mousses gorgées de mort, respirait avec extase l'air vicié et nauséabond, comme on respire le fumet d'un plat délicieux. Sa chanson innocente passait en caressant la scène macabre.
« Et résonne, résonne, résonne.
Jusqu'à ce que le vent l'étouffe. »Alors qu'elle continuait de marcher, les nuages blancs crevèrent au-dessus de sa tête, et de doux flocons commencèrent à tomber lentement.
- Le sang sur la neige est le plus beau des spectacles... murmura-t-elle.
Elle renversa sa tête en arrière et tira la langue. Un de ces points glacés se posa lentement dessus et elle l'avala avec un sourire. Puis elle recommença à marcher, s'éloignant du carnage sans un regard en arrière. Le silence devenait glacé alors que ses cheveux sombres se couvraient d'une fine couche blanche. Elle ne semblait pas remarquer les petits frissons qui agitaient ses bras nus quand la neige froide tombait sur sa peau. Bouche fermée, elle continuait de fredonner lentement cette mélodie un peu étrange, tout en se dirigeant vers une route, un peu plus loin. On n'entendait qu'elle ; ses pas dans les lichens bruissants, cette chanson courte qu'elle répétait encore et encore.
La route s'étendait maintenant à ses pieds, vers les montagnes. Interminable, comme un trait coupant la plaine en deux. Lentement, elle marcha dessus, sans se presser, la tête bientôt couverte de neige fondue, les membres tremblants. Pourtant elle ne bronchait pas. Elle était seule sur cette route, sa voix légère comblant le silence assourdissant. Au loin, une petite ferme abandonnée résistait courageusement au temps et à la ruine, s'élevant vers le ciel, tordue et délabrée. Son toit troué se couvrait lui aussi d'un manteau blanc et cotonneux. Elle marcha vers la masure, un sourire aux lèvres. Une fois devant, elle poussa la porte gonflée d'humidité, et entra. Dans la pièce principale, quelques meubles croulants tenaient encore sur leurs pieds. Une vieille armoire aux portes pourrissantes, une table cassée, un lit. Elle entendit vaguement les petits couinements qu'émit quelque souris dérangée et vit son petit corps courir à toute vitesse vers un trou du mur. Elle referma la porte derrière elle et sauta sur le lit, qui grinça sous son poids. Le matelas, encore en assez bon état, était nu, sans drap. Elle s'allongea dessus, en s'étirant, puis ferma doucement les yeux. L'air s'infiltrait dans chaque trou du mur. Il faisait presque aussi froid qu'au-dehors. Les planches moisies des murs et du plafond grinçaient au rythme des bourrasques.
Ce fut ainsi qu'elle s'endormit.
xXx
Il y a... un un univers blanc.Il y a... un univers noir.
Le néant.Le vide.
Dans ce néant, je marche.Mes pas sont insonores. Je n'entends rien.
J'avance, sans un regard en arrière.J'ai l'impression d'être immobile, tant l'obscurité qui m'entoure est profonde. Pourtant je marche.
J'ai une drôle de sensation. Étrangement, dans ce néant, je cherche quelque chose. Je sens que quelque chose m'attend.Un point blanc perce le vide. Aussitôt, je me dirige vers lui, en courant presque. Je sais que je dois l'atteindre.
Un point noir, au loin. Comme une trouée dans ce néant qui m'entoure. Mon c½ur s'emballe ; ce que je cherche se trouve là-bas.J'avance lentement. Le point s'élargit, devient un rai de lumière. C'est presque aveuglant.
L'obscurité m'enveloppe peu à peu. J'ai envie de m'y plonger.J'y suis presque. Je lève le bras, difficilement. J'ai envie de crier, mais je n'entends pas ma voix.
Le bout de mes doigts entre en contact avec la sphère noire.J'attrape enfin cette chose blanche.
xXx
Allen ouvrit lentement les yeux. Une légère douleur agitait son ½il gauche. Il se redressa et posa une main sur son front. Bien que la sensation de son corps moite laissât présager le contraire, il n'avait pas de fièvre. Avec une grimace, il s'extirpa des draps qui se collaient à son corps et posa les pieds au sol. Aussitôt, dans le matelas d'à côté, Howard Link ouvrit les yeux.
- Walker. Où allez-vous ?
- Faire un tour dans la salle d'eau, répondit-il avec un soupir las.
Par bonheur, Link n'insista pas pour le suivre. En entrant dans ladite salle, Allen ferma la porte derrière lui et jeta un coup d'½il au miroir. Comme toujours, la silhouette sombre et massive de ce qu'il avait compris être le Quatorzième lui adressa ce rictus déplaisant ; il l'ignora et passa un peu d'eau froide sur son visage. En relevant la tête, il observa son reflet d'un regard absent.
Il se trouva pâle. Peu étonnant, considérant la blancheur des mèches qui tombaient en bataille sur son front et la lueur blafarde de la lune, qui s'infiltrait par la minuscule fenêtre. Mais malgré sa vision troublée par la pénombre et faussée par l'ambiance, il se sentait légèrement maladif. Il avait également l'impression d'avoir oublié quelque chose d'important. Cette impression était trop diffuse et faible pour qu'il y accordât beaucoup d'importance, mais pendant un instant, elle le dérangea.
Quelqu'un frappa quelques coups secs à la porte. D'une voix fatiguée, Link lui demanda de se dépêcher. Allen sortit de la salle sans un regard en arrière.
Lorsqu'il ferma les yeux et tenta de se rendormir, il entendit soudain quelque chose. Comme un chant.
Un frisson violent le parcourut. Il tendit l'oreille ; mais n'entendit plus rien.
Le sommeil le fuit pendant longtemps.
... Je sais pas trop quoi en penser... Ma bêta aime bien, mais j'aimerais avoir d'autres avis. Bye ~
Et Naomi, encore merci d'avoir créé ce groupe <3
naomisakamoto (Responsable) , vendredi 16 octobre 2009 14:51
trognon ^^