Instants De Vies

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Instants De Vies

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Description :

Combattons les colères qui saccagent nos esprits
Par delà les chemins encombrés de poussières de vies
L'on peut apercevoir au loin les sentiers vierges à explorer
Toutes souffrances humaines ont pour but de faire avancer
Refermons la geôle sur les peines et les chagrins
Considérons notre amour pour favoriser le destin

Dernière modification : mardi 01 décembre 2009 04:29

Date de création : vendredi 23 octobre 2009 06:29

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angenoirmasque

angenoirmasque (Responsable)

Média de l'article

Korrigane


Dans un royaume catabatique je me suis fait roi,
J'ai forgé ma raison pour ne pas perdre la foie
Car je m'étais noyé dans les souvenirs les plus sombres,
Mon âme se faisait fondre sous un tel décombre
Sous l'ombre du passé je me nourrissais,
Si noir la vie elle me paraissait
Et sous la brillance de la lune ma cause devançait les reines,
Une chevauché étoilée que je prenais sans gène
Au levé du soleil j'espérais un couché d'adieu,
Ne plus croire à tout ce qui est beau et merveilleux
Je voulais suivre le chemin qui se termine par fin,
Car telle est la triste réalité de mon chagrin
Souffrir, c'est un état d'esprit que j'ai connu sans rien ressentir,
Je voulais être soulager de tout souvenir,
Et pour cela j'ai conjuguer avenir avec mourir
En avançant plus loin dans le noir,
Terminer ma vie finir l'histoire était mon espoir,
Sous une belle fin mais sans gloire
Disparaître au-delà du néant,
Renier ce passé encombrant, oublier les vivants
Ne pas renaître après la mort,
Finir poussière finir sans corps,
Disparaître et accepter mon sort,
Sans le moindre remord

Je m'étais décidé de suivre mon horrible destin, et à peine,
J'aperçois un rayon de soleil mystérieux se traîne.
Aveuglé par l'éclat de sa lumière errante,
Je jugeais à l'instant où le sort me plongea,
De la tenir toujours à ma main mourante,
Pour qu'elle n'échappera pas.
Du moins j'aurais vu cet éclair sublime,
Qui aurait sillonné ma vie un moment,
Pour qu'en partant, je pourrais emporter dans l'abîme,
Son éblouissement.

Ma douleur s'amoindrie pour de moindres délices,
Les blessures adoucies et calmes se referment,
Et les hauts désespoirs qui se voulaient sans terme,
Se sentent lentement échangés en cicatrices.
Je commençais à croire à cet être lumineux
Qui a rapproché de ses mains assidues,
Le passé du présent, et les réconcilie.

Merci ma chère, ton esprit en tous lieux a peuplé ma solitude,
Je fais le serment que le temps ne pourra point pâlir ta souveraine image.

Amitié, ce que tu ma offerte et avec ta,
Kératine tu m'as fait renaître,
Intelligente, était ta façon d'être,
Lumineuse, à chaque fois que tu me souris, surtout en
Abondant, j'ai retrouvé le bonheur dans la vie.

De jour en jour j'ai appris à te connaître,
Tu m'as révélé tes maux dans le passé.
Comme l'on apprend à marcher,
Comme l'on pleure quand on vient de naître,
Quand les larmes ne veulent encore rien dire,
Que des émotions mues trop mielleusement,
Ou des tourments tuent trop tendrement,
Quand soudain tout à coup brusquement,
La vie vous met à genoux
Les mains derrière la tête
Face contre terre, face à tous tes maux.
Et à la jouvence d'un autre point d'eau,
Où l'on s'abreuve encore d'épreuves
Qui amaigrissent allégresses.
Au grain du pain qui donne faim,
A la sueur d'un autre front de bataille,
Car la vie est une guerre qui toujours se gagne,
Mais jamais ne s'achève.
Comme si vous dite à la nuit qui passe dans ses voiles,
J'aime, et j'espère expirer tes flambeaux,
La nuit ne répond rien, mais demain ses étoiles
Luiront sur ton tombeau.

T'étais un visage à la fin du jour,
Un berceau dans les feuilles mortes du jour,
Un bouquet de pluie nue,
Tout soleil caché,

Toute source des sources au fond de l'eau,
Tout miroir des miroirs brisés,
Un visage dans les balances du silence,
Un caillou parmi d'autres cailloux,
Pour les frondes des dernières lueurs du jour,
Un visage semblable à tous les visages oubliés.
Une tristesse qui s'est éteinte en toute beauté,
Face à ta bonté et ton courage de karité.

Le temps fait tourner ses pages,
Le ciel a fait disparaître ces horribles orages.
Le c½ur est devenu mûr,
Il s'est soigné de toutes ses blessures.
Te voilà enfin face à ton destin,
Alors verses-t-en ce parfum, et prends le avec soins.

Tu seras toujours cet être de lumière, dont je serai toujours si fière.

Djerouh Hazem

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mardi 01 décembre 2009 04:29

angenoirmasque

angenoirmasque (Responsable)

Média de l'article

Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles
de l'appel de la vie à elle-même.
Ils viennent à travers vous,
mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous,
ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour,
mais non point vos pensées,
car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps,
mais pas leurs âmes,
car leurs âmes habitent
la maison de demain,
que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.

Vous pouvez vous efforcez d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière,
ni ne s'attarde avec hier.
Vous êtes les arcs
par lesquels vos enfants,
comme des flèches vivantes,
sont projetés.

L'Archer voit le but
sur le chemin de l'infini,
et Il vous tend de sa puissance
pour que vos flèches
puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer
soit pour la joie car,
de même qu'Il aime la flèche qui vole,
Il aime l'arc qui est stable.


Khalil Gibran, auteur du livre Le Prophète

# (permalien)

vendredi 23 octobre 2009 06:51

angenoirmasque

angenoirmasque (Responsable)

Média de l'article

Chacun sa chimère

Sous un grand ciel gris,
dans une grande plaine poudreuse,
sans chemins, sans gazon, sans un chardon,
sans une ortie, je rencontrai plusieurs hommes qui marchaient courbés.

Chacun d'eux portait sur son dos une énorme Chimère,
aussi lourde qu'un sac de farine ou de charbon,
ou le fourniment d'un fantassin romain.

Mais la monstrueuse bête n'était pas un poids inerte;
au contraire, elle enveloppait et opprimait l'homme
de ses muscles élastoqies et puissants;
elle s'agrafait avec ses deux vastes griffes à la poitrine de sa monture;
et sa tête fabuleuse surmontait le front de l'homme,
comme un de ces casques horribles par lesquels les anciens guerriers
espéraient ajouter à la terreur de l'ennemi.

Je questionnai l'un de ces hommes,
et je lui demandai où ils allaient ainsi.
Il me répondit qu'il n'en savait rien,
ni lui, ni les autres;
mais qu'évidemment ils allaient quelque part,
puisqu'ils étaient poussés par un invincible besoin de marcher.

Chose curieuse à noter:
aucun de ces voyageurs n'avait l'air irrité contre la bête féroce
suspendue à son cou et collée à son dos;
on eût dit qu'il la considérait comme faisant partie de lui-même.
Tous ces visages fatigués et sérieux ne témoignaient d'aucun désespoir;
sous la coupole spleenétique du ciel,
les pieds plongés dans la poussière d'un sol aussi désolé que ce ciel,
ils cheminaient avec la physionomie résignée de ceux qui sont condamnés à espérer toujours.

Et le cortège passa à côté de moi et s'enfon\ca dans l'atmosphère de l'horizon,
à l'endroit où la surface arrondie de la planète se dérobe à la curiosité du regard humain.

Et pendant quelques instants je m'obstinai à vouloir comprendre ce mystère;
mais bientôt l'irrésistible Indifférence s'abbatit sur moi,
et j'en fus plus lourdement accablé
qu'ils ne l'étaient eux-mêmes par leurs écrasantes Chimères.


Charles Baudelaire

# (permalien)

vendredi 23 octobre 2009 06:45

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