Mots à Maux ♥

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Mots à Maux ♥

http://groups.skyrock.com/group/3ylw-Mots-a-Maux

Description :

                Un groupe pour parler de ses écrits, donner des conseils, des bons-plans littérature. En gros, partager encore et toujours autour de ce même thème : l'Ecriture ♥
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       Petites Règles :
            ● Le langage SMS n'est pas accepté.
            ● Chaque membre est prié de publier au moins un article ou commentaire par mois.
            ● Les articles doivent être clairs, mis en page.
           ● Je contrôle la publication des commentaires et des articles.

® Mlle-Ecriture.

Dernière modification : Hier à 14:11

Date de création : lundi 26 octobre 2009 06:24

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litterairement-conne

Vivien ou l'Obsession ; Chroniques de la mort d'Anna Holden

Voilà. Maintenant, il est mort. Il a fini par la rejoindre, ne faire plus qu'une avec elle. Sa fille. Sa Vivien. Une fois de plus, je me retrouve seule, sur le carreau. Orpheline, sauvage. Malade et à la rue. Quelle ironie. La fin et le début se confondent, comme dans un rêve.
Mais cela, on l'appelle un cauchemar.
Comme il y a 7 ans, je tourne en rond, dans les rues de Los Angeles. Une fois de plus, on ne voit pas, on ne remarque rien.
Qui ferait attention au vison taché de sang, aux pieds nus meurtris et sale d'une jeune femme perdue ? Je suis redevenue Anna la fugueuse, qui s'était échappé de l'orphelinat. Je passe devant le cabaret, mon paradis antérieur. Aujourd'hui, il est à vendre, mais personne n'en voudra. Trop de choses s'y sont passées, trop d'âmes s'y sont perdues, tout comme la mienne, 7 ans auparavant.
Je pense soudain à Stasia, cette danseuse, ma mère de substitution. Je me souviens de ses larmes, quand le vieux m'avait prise. Mais bon, pour l'argent qu'on donnait pour moi, Barry McRory, le boss, il avait pas pu résister. Le porc.
Il avait commencé en douceur, m'avait dit à quel point je lui ressemblais, à sa fille, morte il y a 3 mois. Vivien Westlake, c'était son nom. Pauvre petite. Méningite fulgurante. En 1 semaine, c'était fait, les anges l'avaient reprise, comme il disait.
David Westlake, le père, devait avoir la cinquantaine bien sonnée. Je me disais que de toute façon, il ne me ferait jamais de mal. Une fois de plus, Anna Holden, tu te trompais. Parce que le mal n'est pas seulement physique. Parce que le mal prend toutes les formes.
Adieu mes longs cheveux blonds. Vivien, elle, les avait noirs, coupés court au carré, à la Louise Brooks qu'elle admirait tant. Ainsi il a commencé par mon corps, avant d'attaquer l'esprit. J'ai porté un corset, pour me redresser, et il m'a mise au régime. Minuscule détail, mais grands changements. Il s'agitait, autour de moi, me répétait sans cesse comment je devais me tenir, pour lui ressembler au maximum.
Ensuite, il m'apprit à parler comme elle, avec un léger accent anglais, en roulant parfois un peu les r. Je n'y arrivais pas.
Il me priva de souper 3 mois durant, parce que je ne faisais pas de progrès.
Je suis morte. Mon agonie a duré 5 ans. Cinq longues années durant lesquels le fantôme d'une fille, que je ne connaissais qu'à travers les miroirs qui ont fini par me hanter, a pris possession de mon corps et de mon âme, pour prendre ma place toute entière. Anna Holden, la pauvre orpheline à la mère assassin et au père assassiné, a disparu au profit de la résurrection de Vivien Westlake. Au final, je suis morte comme elle, à l'instant où j'ai renoncé à me battre contre son spectre.

Il a bien fallu que je me réanime toute seule.
Trois coups, dont 2 dans le ventre et un dans la tête. A l'autopsie, le médecin légiste apprendrait aux flics qui l'avaient trouvé que ça avait été sa blessure à l'abdomen qui avait été fatale. La balle avait traversé la chair et s'était fichée dans les muscles, dans les organes, provoquant l'hémorragie interne. On n'en ressortait pas.
Curieuse coïncidence. Mon père d'adoption mourrait comme mon père biologique.

Retour à la case départ. Vagabonde, je repense à tout. Il est doux de pleurer, il est doux de sourire au souvenir des maux qu'on pourrait oublier.
Je me souviens de tout. Mais je n'oublie rien.

Voilà un bref résumé de mon roman. Un avis ? :)

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mardi 08 décembre 2009 13:14

evasion-textuelle

Quand l'envie est là...


Comment un tel pouvoir est-il susceptible d'exister ? Il n'y avait pourtant aucun signal, aucune chose qui était en mesure de me faire ressentir ceci.

C'est comme une démangeaison. Un simple petit bouton qui gratte. Rien ne vous pousse à le faire, c'est même strictement inutile et défavorable, mais vous le faites. Car la tentation est si forte, car elle use de stratagèmes douteux, car elle vous enivre tous le corps que vous céder. Et cela fait un bien fou et vous procure mille et unes sensations. Vous êtes soulagés et arrêtez, mais au bout d'un certain temps, la tentation refera surface et, ayant déjà gouté une première fois, vous ne voyez pas où et le mal de recommencer, encore et encore...
Mais alors survînt la conséquence, fâcheuse ou chanceuse. Et c'est à cet instant que vous vous dites que jamais vous n'auriez du céder, ou alors que vous aviez finalement raison de le faire.

Quand l'envie est là, impossible de rester indifférent face à elle. Ce n'est désormais plus une question de piqure, mais une question d'attirance. Cette attirance charnelle qui se crée lorsque vous vous y attendez le moins. Elle suscite en vous un désir brulant d'affection et réveille en vous une personne épanouie, audacieuse et heureuse.

Je ne sais que faire, je ne sais que dire. Une seule alternative : l'écrire. Après avoir longtemps désirée une même personne, je suis heureuse de dire qu'il n'est plus le seul possesseur de mes pensées. Je me sens plus libre, plus sereine. Ceci est dû à une fascination, à un certain magnétisme. Il est désormais celui qui attire le plus mon attention. Et pourquoi ? Car mon esprit lui invente des regards discrets vers moi. L'espoir est ma seule arme contre le doute. Les rêves, ma seule défense à la réalité. Ses yeux, son caractère, son corps, tout en lui est devenu une obsession. Brûle en moi une flamme, toujours la même, de l'étreindre, de me comporter différemment avec lui, d'être avec lui comme jamais je n'ai été avec quiconque, de montrer une facette différente de moi-même. Je m'invente une histoire, une version des faits, des journées qui seraient différentes si jamais il était mien.
Est-ce encore une passade, comme j'en ai tant eu ? Mes souhaits se réaliseront-ils enfin ? Tout me porte à croire que non. Cette situation instable dans laquelle je suis me semble familière.

Voilà mon deuxième texte (l'autre étant mis grâce à Babii-b0ou, blog que tu peux supprimer).

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dimanche 06 décembre 2009 12:49

  • Mlle-Ecriture

    Mlle-Ecriture (Responsable) , mardi 08 décembre 2009 12:59

    J'aime aussi beaucoup ce texte =).

r-essemblanc-e

Média de l'article

Au bord du vide

Perçoivent-ils ma souffrance ? Ils sont censés être mes amis, faire attention à moi, et pourtant personne ne s'en rend compte. C'est un peu à cause de moi, c'est vrai, peut être que je devrais leur en parler. Mais à quoi bon, à quoi ça m'avancerais... Je préfère jouer cette comédie absurde, de la jeune fille toujours souriante. En effet, c'est plus facile de porter un masque, de ne rien laisser paraître. Je ne me sens pas capable d'exposer devant autrui toutes les déchirures qui quadrillent mon c½ur. Alors je garde tout pour moi, j'essaye de rester forte.
Au bout de quelques mois, j'ai cru que c'était fini, que j'avais enfin cicatrisé mes plaies, mais j'avais tord... Le précipice n'est jamais bien loin.

Je n'étais pas retourné dans cette infirmerie depuis qu'il était parti. Quand j'ai ouvert la porte, je n'y ai même pas songé, c'était du passé. Mais en entrant dans le hall, je l'ai vu assit sur le fauteuil. Mon subconscient me jouait des tours puisque je me voyais aussi, assise près de lui. L'infirmière lui demanda si nous étions ensemble, il se tourna, me souri, et je rougis. Il répondit oui, que je l'accompagnais. J'avais l'air si heureuse, je me sentais si proche de lui, mais pourtant si loin, ne lui ayant toujours pas avoué mes sentiments. Puis la vision s'effaça, et mon c½ur tambourina dans ma poitrine comme s'il voulait s'échapper, la tête me tournait, mon ventre se tordait de douleur, et j'essayais de retenir le torrent de larmes qui remontait à la surface. N'y tenant plus, je me suis enfuie. Je suffoquais, anéantie par ses souvenirs funestes que je pensais avoir enfui. La cicatrice venait de se rouvrir...
Je me suis assise sur un banc, j'ai posé ma tête sur mes genoux et j'ai fermé les yeux. Le processus venait de se ré-enclencher, et je ne pouvais plus l'arrêter. Déjà le venin reprenait sa place dans mes veines, tordant mon c½ur et m'empêchant de respirer à un rythme régulier. Mes larmes tel un court d'eau inondaient mes paupières, et se faufilaient entre mes cils pour s'échouer sur mes joues. L'image de son visage vint parasiter mon esprit, et tout mon corps réagit à sa vue. Je lutais pour empêcher mes bras de se tendre vers cette illusion, tant dis que mes lèvres en feux appelaient les siennes. Puis ce fut la colère qui m'envahit, une rage folle mêlée de regrets. J'aurais du lui avouer mes sentiments, sortir de mon mutisme. Je pensais me protéger et finalement c'est silence qui me détruit. Si seulement j'avais su que du jour au lendemain il s'en irait, j'aurais essayé de le retenir. Maintenant, il a disparu, et il ne me reste plus que les souvenirs... Des souvenirs destructeurs qui me ravagent le c½ur.

# (permalien)

dimanche 06 décembre 2009 11:17

  • enjooy-lifee

    enjooy-lifee , dimanche 06 décembre 2009 12:45

    Je trouve ton texte vraiment touchant et la façon que tu as de décrire ce que tu ressens ainsi que tes réactions est assez intéressante. En effet, même si on n'a pas forcément vécu la même chose, on comprend ce que tu as pu ressentir, tant ta description de ces sentiments est bien faite.
    J'espère pouvoir lire à l'avenir plusieurs autres textes de toi, ça m'intéresserait sincèrement :).
    Bonne continuation,
    ~ Julia.

  • Voir les 2 autres commentaires
  • evasion-textuelle

    evasion-textuelle , Hier à 07:39

    Je trouve ton texte rempli de sentiments que tout oppose (et pourtant pas tellement que ça ^^) très très bien écrit. Souvent, dans ce genre de texte, les gens tombent dans l'insuffisant au niveau des sentiments, dans le surplus aussi, mais toi non? Tu as su éviter cela et trouver le juste milieu. Bravo !

24hOO-Juste-Pour-Vivre

Magnifique Paysage.

_____ Ils appuient encore. Je plonge toujours. Par leur faute. Je les hais. Je ne supporte plus la douleur qu'ils me font endurer. Je voudrais crier, mais aucun son ne peut sortir, pourtant je le désire ardemment. Je voudrais me mettre à genoux et les supplier d'arrêter, mais ce n'est pas le moment de faiblir. Si j'ai tenu jusque là, ce n'est pas pour céder ma place maintenant. Les battements de mon coeur le font frapper contre ma poitrine, j'ai l'impression qu'elle peut exploser d'un moment à l'autre.
__ Une force que je ne connaissais pas a éclos en moi. C'est maintenant ou jamais pour leur montrer qui je suis vraiment. Et désormais je peux hurler. Maintenant, je ne me débattrai pas en vain. Et je les aurai. Tous. Tous ceux qui m'on fait du mal. Jamais ces blessures ne cicatriserons. Les coups-bas je ne les oublie pas, ne vous inquiétez pas. Vos visages sont gravés. Je me vengerai, quoiqu'il arrive. Je me vengerai, et ce sera de la manière la plus douloureuse. Pourquoi tuer alors que je peux vous tourmenter. Je vais torturer vos petits cerveaux. Un à un, vos quelques neurones vont fondre. Peu à peu, vos blessures au coeur que vois croyiez cicatrisée se rouvriront, pour ne plus se refermer. Et lorsque j'aurai fini de jouer, je vous laisserai crever, comme vous l'aviez fait avec moi.
__ J'ai su me relever. "Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort." Je n'y avais jamais cru, parce que tout m'affaiblissait, pourtant, j'y ai lu une lueur de vérité cette fois-ci. Et je le prouverai, car la faiblesse qui emplissait mon coeur se fait gouverner par cette force nouvelle. Alors j'en profiterai. Je briserai les barreaux qui me séparaient de ma revanche. Vous regretterez tout ce que vous m'avez fait. Je transformerai chacune de vos paroles en un châtiment. Je marcherai sur vos cadavres, je planterai mes ongles dans vos chairs putréfiées, j'arracherai vos yeux, j'éclaterai vos têtes contre les murs, je tailladerai vos artères. J'imagine déjà le sang qui gicle sur les murs d'un blanc immaculé. De vos cheveux, je me ferai des vêtements et de vos dents des colliers.
__ Du dégout ? Comment en éprouver devant un si beau tableau que celui d'êtres morts. Je serai en extase devant tous ces corps inanimés.

Oui, je vous aurais. Tous, sans exception.
Julye.

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samedi 05 décembre 2009 15:45

in-your-story

Bonsoir tout le monde,
j'aimerai apporter une ptite info à ce groupe puisqu'on m'a demander de le rejoindre.
J'ai un projet celui de réaliser un récit en commun. On me dit que c'est chose impossible, mais je pense que c'est faisable. Qui serais pret à tenter l'aventure ?
Si ce projet aboutit, le récit sera publier chez the book edition.

# (permalien)

samedi 05 décembre 2009 13:43

  • Mlle-Ecriture

    Mlle-Ecriture (Responsable) , Hier à 10:21

    Ce projet m'intéresse énormément, mais je ne pense pas avoir le talent nécessaire. J'ai énormément de mal à mettre de l'humour dans mes textes est je pense qu'écrire tout un chapitre sans dérision doit être vraiment lourd pour le lecteur mais je pense que beaucoup de membre de ce groupe en sont capables.

r-essemblanc-e

Média de l'article

Le soir, lorsque je ferme les yeux, des dizaines de petites pensées se faufilent dans mon esprit et s'agglutinent devant la porte d'entrée. J'ai beau essayé de les rejeter en leur criant que je suis fatiguée, elles n'en font qu'à leur tête.
Parfois, ce sont des craintes, des souvenirs, des interrogations mais le plus souvent ce sont des personnages. Ils viennent me parler, me raconter leur histoire.
Parfois ce n'est qu'un visage, une expression, un mot. J'ai alors une folle envie d'attraper mon carnet, et de lui donner vie, d'inventer une intrigue, d'imaginer ses amis, sa famille...
Quand je suis satisfaite de moi, que j'ai vraiment l'impression de lui avoir rendu hommage, d'avoir réussi à rapporter ce qu'il voulait me dire. Je publie ce petit texte cher à mon c½ur sur mon blog, en espérant qu'il plaira au moins à quelqu'un.

J'aimerais vraiment croire, que j'ai un don, celui de faire rêver les gens, de les transporter dans un autre monde, de leur redonner de l'espoir ou de la joie.

# (permalien)

samedi 05 décembre 2009 12:23

  • Mlle-Ecriture

    Mlle-Ecriture (Responsable) , dimanche 06 décembre 2009 05:38

    Tu veux que je te dise ? Ton texte est un peu court mais très bien écrit. Ce don, tu l'as. Il faut juste que tu le travaille un peu. Comme tout le monde.

  • in-your-story

    in-your-story , dimanche 06 décembre 2009 13:37

    je ressens un peu la meme chose que toi ! sauf que moi j'ai tendance à me lancer dans des récits ! Donc au final ça n'aboutit jamais !

Mlle-Ecriture

Mlle-Ecriture (Responsable)

Je voudrais tout d'abord remercier les gens qui font avancer ce groupe, qui publient des articles et postent des commentaires. Mais aussi prévenir les autres, car comme je l'ai écrit dans les "Petites Règles", chaque membre est prié de poster au moins un commentaire constructif ou un article par mois. Or beaucoup sont inscrits depuis presque un mois et n'ont rien jamais posté. Voici la liste des gens qui risquent de ne plus faire partie de ce groupe. La date de leur "exclusion" est aussi inscrite. Je mettrais cette liste à jour régulièrement.


Boozer-Glint-xBug : 7 décembre.
Entre-Deux-Lettres : 8 décembre.
litterairement-conne : 8 décembre.
Ironie-Des-Mots : 8 décembre.
paroles-du-bout-du-monde : 8 décembre.
un-crumble-de-pensees-x : 8 décembre.
Exes-Elbiaf : 9 décembre.
Roman-annuaire : 9 décembre.
Melancolie-Enfantine : 11 décembre.
MELiiYSSAAH-B : 12 décembre.
PoemesSentiments : 12 décembre.



Il y a aussi Parole-empoisonnee, qui c'est vrai a posté un article et un commentaire, mais datant du 8 novembre.

Je n'ai pas envie de supprimer tant de membres dont les écrits sont magnifiques mais ce groupe ne sert pas à faire joli sur la page de votre blog. Et si vous ne participez pas, autant ne pas s'inscrire dans le groupe. Mon but n'est pas d'avoir le plus de membres possible mais d'établir une vraie communication avec TOUS les membres. Je comprends que vous ne passiez pas votre vie sur l'ordi mais je pense qu'en un mois, vous avez quand même le temps de poster au moins un commentaire.

# (permalien)

samedi 05 décembre 2009 10:32

Bulle-Melodieuse

Média de l'article

Savourant le contact de l'eau bouillante sur ma peau meurtrie , j'entame avec soin mon rituel de tout les jours. Les larmes glacées , contrastant avec la chaleur de mon épiderme , coulent lentement pour s'écraser sur mes genoux repliés. La buée envahit la pièce, floutant ma vue et humidifiant mon visage marqué par la souffrance , celle d'une femme souillée , celle d'une femme violée.

Sale , je me sens sale. Inconsciemment, mes mains refermées sur un gant de toilette frottent avec frénésie mes jambes amaigries. Des marques rouges s'étalent partout mais je ne m'arrête pas ; chaque parcelle de mon corps doit être lavée de cette saleté , de cette impureté qui fait de moi une mauvaise personne. C'est de ma faute , de ma FAUTE. Je me démène pour que tout s'en aille , j'en saigne mais je continue. Tout doit disparaître. L'odeur de sa peau , le contact de ses mains sur mon corps et même ma chair. Plus rien. Plus rien ne doit rester témoin de ma détresse , de mon dégoût. Mourir , je dois mourir , je veux mourir. Partir pour ne plus souffrir , ce serait tellement plus simple. Toute mon âme est bafouée , mon coeur est dépeuplé de sentiments , mes yeux vidés de leurs étincelles de bonheur , mon sourire a prit la fuite pour laisser place à des lèvres craquelées qui resteront scellées à jamais.

Mes pensées s'entremêlent , je panique. Je gémis , frotte encore plus dur et encore plus vite , m'affole dans cette pièce où la vapeur de l'eau me rend aveugle. Suis-je en train de devenir folle ?
Un hurlement s'échappe de ma gorge. Hors de contrôle , mes ongles me griffent , mes dents mordent avec force l'intérieur de ma joue et, fatiguée , je m'allonge , en pleurs , dans la baignoire. Des frissons parcourent mes bras pendant que je tente de me calmer, doucement, lentement.

Et puis ce miroir. Face à moi , il m'envoie à la gueule une personne que je déteste , que je haïs. Je crie , me lève soudainement pour envoyer valser le verre fragile qui se brisera en morceaux sur le carrelage frais. Chaque morceau de glace me renvoie une parcelle de mon visage : mes cernes noires , mes cheveux emmêlés et secs , ma peau rougie par la chaleur. Et puis mon corps. Maigre , les os saillants , les bleus qui m'envahissent complétant le tableau d'une femme minable.



« Salooooooooope ... »


Mon cri se casse dans ma gorge meurtrie et je tombe , le verre pénétrant dans mes genoux. J'ai mal mais je m'en fous , je le mérite. Je deviens incontrôlable , je saigne de partout , allongée sur mon reflet éparpillé. On tape à ma porte , on crie , on s'inquiète pour moi mais je les ignore ces gens emplis de pitié à mon égard. Un bruit sourd se fait entendre , je ne me lève pas , je n'en ai pas la force.

Les larmes coulent lamentablement pendant que des bras me saisissent et m'enroulent dans une serviette chaude. Un brancard m'accueille et on me surveille. Ils ont peur que je devienne dangereuse tiens !! Mais je les emmerde. Je me contente de laisser ce voile blanc recouvrir mes yeux , apaiser ma souffrance , soulager mon coeur et je m'endors pour rejoindre le monde des songes.

Parce que demain sera encore fait de souffrance ...

# (permalien)

mercredi 02 décembre 2009 11:04

  • Mlle-Ecriture

    Mlle-Ecriture (Responsable) , samedi 05 décembre 2009 09:09

    Ton texte est magnifique. Bouleversant et sublime =).

  • Panic-at-Las-Vegas

    Panic-at-Las-Vegas , samedi 05 décembre 2009 18:25

    J'ai beaucoup de mal à apprécier ton texte, à cause de la vulgarité au milieu de phrases joliment tournées qui s'en passerait très bien. x) Et je ne comprends pas comment tu peux amalgamer salope et femme violée, vraiment, ça me dépasse. oO Se sentir sale, souillée, oui. Vouloir mourir pour oublier, là encore, je suis d'accord. Mais une salope ? ... Ta fille violée était une prostituée ? Je saisis pas là. Tu peux m'éclairer ?

  • Bulle-Melodieuse

    Bulle-Melodieuse , dimanche 06 décembre 2009 07:09

    Pour Panic-at-Las-Vegas : Aucun soucis =) J'ai écris ce texte pour une galerie et le sujet était l'autodestruction. Ici, c'est une autodestruction morale, mentale. Selon moi, ce "type" d'autodestruction est encore plus fort, plus douloureux que l'autodestruction physique. Mon personnage s'est fait violée et, comme certaines (attention pas toutes !!) elle culpabilise, a l'impression que c'est de sa faute, qu'elle est en partie responsable de ce viol. Elle en est arrivée à un point où elle ne se supporte plus, et cette insulte est là pour représenter, souligner à quel point elle n'arrive plus à se voir comme une personne appréciable. Elle ne voit que le côté souillée, sale d'elle et cette image la répugne. Après, je peux comprendre que la vulgarité que j'y ai placé te gêne mais pour moi elle représente la force de son dégoût. J'espère que mon explication était claire =)

Ecrire-mes-maux

Alors j'écris ici. J'écorche de ma plume les feuilles de papier comme la ranc½ur poignarde mon âme en espérant que tu puisses me lire. À part nos souvenirs dans lesquels je m'enfonce toujours plus, il ne me reste pas grand chose de toi.
C'était pourtant une belle journée qui s'annonçait. Les doux rayons de soleil se projetaient dans toute la pièce et les fleurs posées sur le rebord de la fenêtre y ajoutaient une goutte de gaieté. C'était celles que tu avais eues pour ton anniversaire. Elles étaient si belles et si rayonnantes. Comme toi, avant... Avant que la maladie ne se soit totalement emparée de ton corps. Avant que les métastases ne t'aient totalement détruite.
Il paraît que toute bonne chose a une fin. Il faut croire que cette phrase a une part de vérité. On dit aussi que les personnes qui nous sont chères partent toujours trop tôt. C'est ce jour-là que ton petit c½ur épuisé a lâché prise. C'est ce jour-là que le fil trop abîmé de ta vie s'est brisé.

L'absence... est un mot dévastateur qui arrive tel un ouragan enragé démolissant tout sur son passage.
L'absence... est un mot qui s'impose telle une tempête affolée détruisant tout ce qui l'entoure.
L'absence... est pire qu'un cri assourdissant, est pire que mon corps tremblant lorsque je pense à toi, est pire que mes sanglots dégoulinants à flot bébordant de remords et de peurs.
Errant telle une ombre perdue au milieu de ce néant, la mine défaite, j'essaie de fuir. Fuir l'absence d'une mère.
Ton absence... est pire qu'un poignard transperçant mon âme entaillée.
Sans toi...

Depuis ton départ, mon c½ur a éclaté en mille morceaux. J'ai veillé à le laisser s'écraser discrètement afin que ma douleur ne se fasse entendre pas même à travers les fragments de mon c½ur claquant contre le sol. Je n'arrive pas à recoller les morceaux. Je n'arrive plus.
Un jour, je te rejoindrai. À ce moment, je n'emmènerai que les morceaux de mon c½ur déchiqueté et je traînerai derrière moi le poids de mon étouffante Souffrance. Je m'allongerai sur une colline et fixerai les cieux pour trouver ton sourire parmi les étoiles. Et ensuite... ensuite... En temps normal, tu aurais été là pour me sortir de mes rêveries. Mais tu n'es pas là. Tu n'es plus là.
Tu sais, je n'ai pas oublié. Je n'oublie pas. L'écho de ton rire résonne encore dans un coin de ma tête. Ton sourire se reflète à travers les étoiles. Je plonge dans nos souvenirs sans remonter à la surface. De douloureuses perles dévalent mes joues lorsque tu hantes mes pensées. Tu étais le souffle qui faisait battre mon c½ur et désormais le deuil alourdi ma démarche chaque jour un peu plus.
Alors je vis dans l'espoir de te voir revenir un jour. Des espoirs inutiles car je sais que plus jamais je ne te reverrai de ton vivant, mais je veux y croire. Le soir, avant de m'endormir, mon c½ur est ballonné d'espérances. J'ai la foi de te revoir enfin. Mais le matin, quand je me réveille, mon c½ur est vide. Vide d'amour. Vide de toi.

# (permalien)

samedi 28 novembre 2009 06:44

  • Mlle-Ecriture

    Mlle-Ecriture (Responsable) , samedi 05 décembre 2009 09:10

    J'aime énormément ton texte =).

xda4rk-Romaance

Média de l'article

Ma Fiction;

Je m'apelLe Emeline; j'avais une petite vie tranquille avant que tout ce chamboule au mois de mai 2oo8. Mais ceci n'est pas le sujet de ma fiction, peut-être que je l'évoquerai au fil des chapitres .. Arriver en 4°, je me suis surprise entrain de fantasmer sur mon prof de français de l'époque, qui s'avère être le même cette année ... Jusqu'au jour ou je comprend que je suis amoureuse de lui, mais si tous mes sentiments se concrétisent en début d'année. ..

"J'aimerais que ses regards soient significatifs de quelque chose pour sa part"


Venez donnez votre avis, je rend tous les commentaires :D

P.S : Merci de ne pas pompez les images, la plupart ont une valeur sentimentale pour moi :$

# (permalien)

vendredi 20 novembre 2009 11:52

  • Mlle-Ecriture

    Mlle-Ecriture (Responsable) , samedi 21 novembre 2009 06:48

    J'ai longtemps hésité avant d'accepter ce texte. Il y a pour commencer, beaucoup de fautes d'orthographes (ça arrive c'est vrai, mais il vaut mieux éviter). En plus j'ai un peu l'impression que cet extrait (qui en fait plutôt un résumé comme j'ai pu le voir sur ton blog) est une sorte de pub, et désolée, ce groupe n'est pas fait pour ça. Quant à tes photos, si tu veux que personne ne te les prennes, la seule solution est d'écrire ton nom dessus, comme ça s'il elles sont prises, tu aura quand même ta "marque" dessus. Pour celle que tu as mise, ses sentiment s'écrit avec un s à la fin. Et puis un blog avec UNE image c'est un peu léger.
    Désolée d'être aussi "méchante" mais si tu publie quelque chose sur ce groupe c'est pour avoir des avis, et ça aurait été hypocrite de ma part de dire autre chose. Et puis ton texte ... 5 lignes je trouve ça un peu trop réduit et puis ... J'airais préféré un vrai extrait car ta fiction n'est pas mal écrite.

  • xda4rk-Romaance

    xda4rk-Romaance , lundi 23 novembre 2009 09:34

    Pour mon image perso, c'est normal qu'il n'y ai pas de "s"; j'ai voulu mettre l'image avec le "s" mais elle ne passait pas donc désoler ! Pour les images de mon blog je n'ai pas eu le temps d'en remettre d'autres. Et pour les fautes d'orthographes, désoler, mais j'écrit sans la plupart du temps me relir, et je n'ai pas assez de temps pour me corrigez; je ne passe pas mon temps sur l'ordi, bien au contraire, ce n'est pas pour raconter ma vie, mais l'ordi n'est pas à moi, et j'ai les cours, donc je ne peux pas. Pour un extrait, je ne savais pas quoi mettre, donc oui j'ai pris le résumer; si j'aurais voulu mettre un extrait, j'aurais surment dû prendre quasiment toute ma première partie, et donc plus de "surprises" sur mon blog. Voila ! Et bon merci d'avoir accepté quand même; bien que tu n'étais pas obliger ..
    Tshuss'

  • xda4rk-Romaance

    xda4rk-Romaance , lundi 30 novembre 2009 06:59

    Oupss, désoler pour le commentaire d'avant, petit "beugue". Juste pour dire que j'avais fait quelques petites modification, peut-être que sa te conviendrait mieu maintenant, Voila, Bonne journée. Biz

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