Le_Juste_Milieu

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Groupe (Peut être rejoint sur demande ou invitation)

Le_Juste_Milieu

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Description :

L'Islam est la religion du juste milieu et de la modération qui lutte contre les interdits et les exagérations.

Que vous soyez musulmans ou non, vous pouvez demander à intégrer ce groupe si vous êtes intimement convaincu que seul le juste milieu peut nous éviter l'égarement dans tous les domaines de la vie.

Déposer des articles, lancer des discussions (dans le respect de chacun, cela va de soi), poser vos questions etc


Mots d'ordre de ce groupe: Respect-Considération-Tolérance

Dernière modification : vendredi 13 novembre 2009 08:21

Date de création : mercredi 28 octobre 2009 09:45

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candie-neige

candie-neige (Responsable)

Qu'est ce que la tolérance?

Accepter la présence de notre prochain, à nos côtés, quelle que soit sa différence, que ce soit au niveau du rythme qui est le sien, pour cheminer ses pensées, ses sentiments, ses choix, tout ce qui fait, qu'il est, ce jour, auprès de nous.

Ne pas chercher à convaincre mais bien inviter à davantage de réflexion, de façon à élargir nos champs de vision, au sens propre comme au sens figuré...

Être là, tout simplement

Rester à l'écoute sans forcer une porte qui resterait fermée devant soi.

Savoir attendre le juste moment, pour qu'ensemble, nous échangions pleinement, sereinement, dans un but commun d'apprentissage et d'évolution, les uns à coté des autres.

La tolérance est tout simplement "L'acceptation de la différence".

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vendredi 13 novembre 2009 08:21

sospourseconvertir

sospourseconvertir (Administrateur)

Qu'est-ce que l'Islam?

L'Islam n'est pas une nouvelle religion, mais la même vérité que Dieu révéla à travers tous les prophètes: il n'y a qu'un Dieu.
Pour le cinquième de la population mondiale l'Islam s'avère être à la fois une religion et un mode de vie complet adapté à l'humanité par notre Créateur.

Que veut dire “Islam”?


Le mot arabe “Islam” veut simplement dire “soumission dans la paix”. Au sens religieux cela veut dire une soumission totale à la volonté de Dieu. Le terme “mahométan” utilisé épisodiquement est une grossière erreur car les musulmans adorent Dieu le Créateur de l'Univers, et non point Mohammad Son messager (paix sur lui).
L'Islam est un mode de vie englobant toutes les sphères de l'activité humaine, il ne fait point de séparation entre le séculier et le sacré, car l'Homme est un tout indivisible. toute séparation entraîne un déséquilibre, à terme, préjudiciable à toute la société.
Qu'est-ce que le Coran?
Le Coran est l'expression littérale des paroles de Dieu telles que révélés par l'ange Gabriel à Mohammad (paix sur lui), par portion.
Le prophète lui-même l'a mémorisé et l'a dicté à son scribe. Le Coran fut donc mis par écrit du vivant du prophète et n'a jamais changé depuis, pas même un mot, et ce depuis 14 siècles.
Qui est Mohammad? (paix sur lui)
Mohammad (paix sur lui) naquit à la Mecque en 570, en Arabie. Rapidement orphelin il fut élevé par son grand-père puis son oncle. Rien de particulier ne le distinguait de ses contemporains jusqu'à l'âge de 40 ans, sinon son honnêteté reconnue (Al Amine), ainsi que ses longues méditations.
A 40 ans, en retraite pour méditation dans une grotte de la “Montagne de Lumière”, il commença à recevoir des révélations de Dieu par l'ange Gabriel. Croyant devenir fou, il fut ensuite rassuré par divers signes sur la véracité de sa mission: rappeler à l'humanité l'unicité absolue de Dieu.
Qui sont les musulmans?
Un milliard 200 millions de musulmans occupent l'ensemble du globe. Ils proviennent d'un éventail très large de races, nationalités, cultures, et milieux géographiques. L'Islam n'est pas une religion pour les noirs, ou les arabes, ou les asiatiques: l'Islam est universel.
La traduction du mot arabe d'où dérive “musulman” veut dire “soumis totalement à la volonté de Dieu”.
Quelle est leur croyance?
Les musulmans croient en un Dieu, Unique et Incomparable, Omniprésent mais invisible aux faibles sens de l'homme, et à Qui chaque être humain peut s'adresser directement dans ses prières, sans intermédiaires.
Ils croient aux anges créés par Dieu, aux prophètes qui ont relayé la révélation divine à l'Homme, depuis Adam, Noé, Abraham, Moïse, Jésus à Mohammad (paix sur eux tous), au jour dernier et en la responsabilité individuelle de nos actes: chacun ne sera rétribué ou puni que pour ses propres actes, point donc de péché originel.
Les musulmans croient que Mohammad (paix sur lui) fut le sceau, le dernier des messagers de Dieu. Ainsi l'affirme le Coran, que les musulmans considèrent comme la parole littérale de Dieu révélée par l'ange Gabriel à Mohammad (paix sur lui).
L'appel à la prière "Azaan"
La mosquée "Haram Sharif" de la Mecque avec la Kaaba, direction unique
et unifiante des prières de tous les musulmans du monde.
La Kaaba, dans l'enceinte de la mosquée sacrée
Comment devient-on musulman?
Simplement en disant ceci: “il n'y a pas de dieu à part Dieu (Allah en arabe) et Mohammad est le messager de Dieu”. Par cette déclaration, le croyant affirme sa foi en tous les autres messagers de Dieu ainsi qu'en toutes les Écritures par eux apportées.
Pourquoi la famille est une notion importante en Islam?
La famille est la fondation même de la société islamique. La paix et la sécurité offerte par une stabilité familiale n'a pas d'équivalent. Ces éléments contribuent de façon essentielle à améliorer la finesse spirituelle des membres de la famille. Un ordre social harmonieux dérive de l'existence de ces liens familiaux; les enfants y sont chéris et quittent rarement la demeure familiale avant leur mariage.
Le respect de la prière, du père et des personnes âgées est un élément prépondérant de l'éducation islamique. Voilà pourquoi dans le monde islamique virtuellement aucun hospice pour les vieilles personnes. Le Coran enseigne de chérir et soigner nos aînés comme eux l'ont fait pour nous, enfants.
L'Éducation et la Raison: alliées de la foi?
En Islam, la recherche du savoir est une prescription coranique. Le prophète Mohammad (paix sur lui) a personnellement insisté que les musulmans fassent appel à la Science et à la Raison pour mieux appréhender le monde et discerner le bien du mal. Cet état d'esprit explique les formidables centres de civilisation islamique quelques siècles plus tard.
"I k r a !" , "Lis!" fut le premier ordre de Dieu au prophète Mohammad (Paix sur lui)
Cette lithographie de la Mosquée Mou'ayyad au Caire en 1849 montre
la mosquée dans une utilisation classique d'enseignement islamique:
un enseignant, en haut, s'adressant à un groupe d'élève, en bas

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mercredi 04 novembre 2009 08:56

candie-neige

candie-neige (Responsable)

La Tolérance De l'Islam

Certains croient que l'Islam n'est pas tolérant. Ils avancent des arguments non convaincants en raison des préjugés qui les sous-tendent. On impute à l'Islam des pratiques relevant purement et simplement des traditions populaires.

Leur jugement est erroné pour la bonne et simple raison qu'ils ne connaissent pas bien l'Islam. Aussi, faut-il s'entendre sur la signification et le contenu du concept de tolérance.

D'après la déclaration de principes de l'UNESCO, « la tolérance est le respect, l'acceptation et l'appréciation de la richesse et de la diversité des cultures de notre monde, de nos modes d'expression et de nos manières d'exprimer notre qualité d'êtres humains. »

Sa signification implique l'ouverture d'esprit, le respect des différences, la liberté de pensée, de conscience et de croyance.

Pratiquer la tolérance, affirme la Déclaration, « ce n'est ni tolérer l'injustice sociale, ni renoncer à ses propres convictions, ni faire de concessions à cet égard.

La pratique de la tolérance signifie que chacun a le libre choix de ses convictions et accepte que l'autre jouisse de la même liberté.

Elle signifie l'acceptation du fait que les êtres humains, qui se caractérisent naturellement par la diversité de leur aspect physique, de leur situation, de leur mode d'expression, de leurs comportements et de leurs valeurs, ont le droit de vivre en paix et d'être tels qu'ils sont. Elle signifie également que nul ne doit imposer ses opinions à autrui. »

Il ressort clairement du document de l'UNESCO que la tolérance ne veut pas dire abdication de ses croyances, ni renoncement à ses principes. Elle ne signifie pas non plus la confusion des genres. Etant donné qu'il est précisé : ni '' concession, ni complaisance'', et partant ni abandon du terrain face aux pressions et aux attaques injustifiées contre les valeurs et les symboles de l'Islam.

Compte tenu des principes énoncés ci-dessus, on peut dire que la tolérance de l'Islam n'a pas d'équivalent dans les autres religions. Dans l'islam, la seule limite de la tolérance est l'injustice. L'Islam ne saurait être tolérant face à l'oppression et aux massacres des peuples. De même qu'il ne peut tolérer les exactions, les discriminations et les pratiques coloniales.

Allâh dit : « Et qu'avez-vous à ne pas combattre dans le Sentier d'Allah, et pour la cause des faibles : hommes, femmes et enfants qui disent : "Seigneur ! Fais-nous sortir de cette cité dont les gens sont injustes, et assigne-nous de Ta part un allié, et assigne-nous de Ta part un secoureur. » s4 v75

En dehors de pareilles situations où des souffrances sont infligées à des peuples entiers à cause des injustices de certains groupes et de certaines puissances, l'Islam commande aux musulmans la patience et le pardon en cas d'agression. Mieux encore, il va jusqu' à recommander de rendre le bien pour le mal.

« Rends le bien pour le mal, Nous savons très bien ce qu'Ils inventent. » s23 v96

« La bonne action et la mauvaise action ne sont pas pareilles. Rends le bien pour le mal, et tu verras ton ennemi se muer en fervent allié. » s41 v34

Le Coran enseigne que le pardon de Dieu et le Paradis sont réservés, entre autres, à ceux qui savent maîtriser leur colère et pardonner à leurs semblables (s3 v134).

« Mais celui qui pardonne et se montre conciliant trouvera sa récompense auprès d'Allah. » s42 v40

« Qu'ils pardonnent et absolvent. N'aimez-vous pas qu'Allah vous pardonne. Allah est Celui qui pardonne, le Miséricordieux. » s24 v22

« Tu ne cesseras de découvrir leur trahison, sauf d'un petit nombre d'entre eux. Pardonne-leur et oublie leurs fautes. Car Allah aime, en vérité, les bienfaisants. » s5 v13

Dans ce contexte, il est important de faire remarquer que le Jihad est un combat contre l'injustice. C'est à tort qu'il soit confondu avec la guerre sainte. D'ailleurs, il existe plusieurs formes de Jihad. Il y a le Jihad avec les armes, le Jihad avec la plume, avec la langue, avec les dons ; les ½uvres humanitaires sont considérées comme un Jihad.

C'est pour cela que l'Islam ordonne aux musulmans de ne combattre que ceux qui leur font la guerre. Allâh dit : « Combattez dans le sentier d'Allah ceux qui vous combattent, et n'agressez pas. Certes, Allah n'aime pas les agresseurs ! » s2 v190

La tolérance de l'Islam se manifeste sous plusieurs aspects. Un de ces aspects est l'égalité de traitement réservé aux parents croyants et incroyants. L'Islam commande la bienfaisance envers les parents quelles que soient leurs croyances. Certains parents voulaient contraindre leurs enfants à l'idolâtrie et au polythéisme, Allah leur dit : pas d'obéissance sur ce point sans que cela puisse entraîner une rupture avec les parents :

« Mais s'ils (les parents) te forcent à M'associer ce dont tu n'as aucune connaissance, alors ne leur obéis pas, tout en continuant à être bienfaisant envers eux. » s31 v15

Le calife Omar Ibn al-Khattab, sur son lit de mort, écrit un testament où il recommande à son successeur « d'être bon envers les gens de la dhimmah, d'honorer leur pacte, de les protéger de leurs agresseurs et de ne pas leur assigner de charge supérieure à leur capacité. »

'Abdullâh Ibn `Amr ordonnait souvent à son serviteur de donner une part de leur viande sacrifiée à son voisin juif. Il y veillait tellement, et répétait l'ordre à chaque fois, que le serviteur s'en étonna et lui demanda la raison d'autant de sollicitude envers un voisin juif. Ibn `Amr expliqua : « Le Prophète - paix et salut sur lui - dit : 'Jibrîl n'avait de cesse de me recommander la bonté envers le voisin que je finis par croire qu'il allait lui accorder une part d'héritage. »

Lorsque la mère d'Al-Hârith Ibn Abî Rabî`ah - qui était chrétienne - décéda, les compagnons du Prophète (paix et salut sur lui ) accompagnèrent son cortège funèbre.

Il était d'usage pour certains successeurs de donner une partie de zakât al-fitr à des moines chrétiens et n'y voyaient aucun inconvénient. Certains d'entre eux, comme `Ikrimah, Ibn Sîrîn et Az-Zuhrî - étaient même d'avis que l'on pouvait leur verser une partie de la zakât à proprement parler.

Ibn Abî Shaybah rapporta que Jâbir Ibn Zayd fut interrogé au sujet de l'aumône : Qui est habilité à la recevoir ? Il répondit : « Vos coreligionnaires musulmans et les gens de leur dhimmah. »

Il a été rapporté par Mohammed ibn al-Hassan, l'ami de Abû Hanifa, que le Prophète (Paix et Salut sur lui) envoya de l'argent aux habitants de la Mecque pendant une année de disette afin qu'il soit distribué aux pauvres. Cela en dépit des souffrances que les Mecquois lui firent subir.

Shihâb Ud-Dîn Al-Qarâfî, un des grands juristes des fondements, expliquant ce qu'est la bienfaisance que Dieu ordonne aux musulmans à l'égard des dhimmis, cite entre autres choses : la bonté envers leurs faibles, l'assistance envers leurs pauvres, le fait de nourrir les affamés, de vêtir les dénudés, la bonne parole - par civilité et indulgence, et non par peur ni obséquiosité -, de supporter les torts du voisinage le cas échéant, même si l'on a la capacité de supprimer l'objet du grief par soi-même et ce, par mansuétude et non par peur ni convoitise, de prier afin qu'ils soient guidés, et qu'ils fassent partie des bienheureux, de leur prodiguer le bon conseil dans toutes leurs affaires, au plan de la religion et au plan de la vie ici-bas, de ne pas les médire même s'ils font du tort à autrui, de préserver leurs biens, leurs enfants, leur honneur, ainsi que tous leurs droits et leurs intérêts, de les aider à repousser l'injustice et à obtenir tous leurs droits etc.

Sous le Califat d'Abû Bakr, Khâlid Ibn al-Walîd écrit dans le contrat de garantie (dhimma) pour les habitants de Hira en Irak - qui étaient chrétiens - ceci : « Il leur a été prescrit : pour tout homme âgé trop affaibli pour travailler, ou qui a été atteint par une calamité, ou qui après avoir été riche s'est appauvri, après que ses coreligionnaires se soient mis à lui verser une aumône, et que sa jizya lui soit restituée, qu'il soit alors pris en charge, lui et sa famille, par le Trésor Public des musulmans ».

Le juge Abû Yûssuf a recommandé au Calife Harun ar-Rachîd d'être compatissant avec les gens de la dhimma en lui disant :

« Il faut, ô Chef des Croyants, qu'ALLAH te soutienne, que tu sois compatissant avec les gens qui ont eu la protection de ton Prophète, et ton cousin Mohammed(Paix et Salut sur lui), et que tu t'enquiers de leur sort pour qu'ils ne soient pas injustement traités, ni qu'ils subissent un préjudice, ni qu'ils supportent plus que leur capacité, et que ne soit prélevé de leurs richesses que ce qui leur est légalement obligatoire. »

La clarté des enseignements du Coran et de la Sunna a permis aux musulmans de bien saisir le sens des valeurs de tolérance, de modération, de bonté et de bienfaisance appliquées et applicables dans leurs comportements et leurs rapports avec l'environnement et les créatures. Le prophète (Paix et Salut sur lui) a dit :

« L'humanité est la famille de Dieu. Le plus aimé de Dieu est le plus utile à Ses créatures. » Rappelons pour conclure les principes de base de la tolérance en Islam :

1-Le musulman croit en la dignité de l'être humain, quelque soit sa religion, sa race ou sa couleur. Dieu, Le Très-Haut dit : « Nous avons certes honoré les enfants d'Adam. » (s17 v70)

2- Le musulman sait pertinemment que les différences de religion existent par la volonté de Dieu, Exalté soit-Il, Qui a accordé à cette catégorie de créatures la liberté de choisir ce qu'elle veut faire et ce qu'elle ne veut pas faire.

« Croira qui voudra et niera qui voudra » s18 v 29. « Et si ton Seigneur avait voulu, Il aurait fait des gens une seule communauté. » s11 v118

3-Le musulman est conscient du fait que Dieu guide qui Il veut et abandonne à l'égarement qui Il veut, que Sa volonté est irréductible, que chaque âme suit le destin qui lui est tracé, qu'il est de ce fait inconvenant de contraindre les gens à devenir musulmans. Etant donné qu'Allah dit : « Si ton Seigneur l'avait voulu, tous ceux qui sont sur la terre auraient cru. Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? » s10 v99

Allah Seul peut juger Ses créatures. Il est le Seul habilité à cet effet et le Seul ayant qualité pour leur demander des comptes, les châtier, leur pardonner ou les récompenser.

« C'est vers Nous qu'ils feront retour et c'est à Nous ensuite de régler leur compte. » s88 v26

« Ton seul devoir est de communiquer le message. Et c'est à Nous ensuite de leur demander des comptes. » s13 v40

4-Le musulman croit que Dieu ordonne la justice, qu'Il aime l'équité et le bien et les recommande comme base dans les relations humaines sans discrimination aucune, y compris avec les athées et les polythéistes ; qu'Il déteste l'injustice et punit les injustes même s'ils sont croyants ; et qu'Il vient au secours des victimes de l'injustice même s'ils sont mécréants.

Le Très-Haut dit : « Et que la haine pour des gens ne vous incite pas à être injustes. Soyez équitables, cela est plus conforme à la piété. » s5 v8

De même, le Prophète - paix et bénédictions sur lui - dit : « Il n'y a aucun voile entre Dieu et la plainte de l'opprimé, fût-ce un mécréant. » (Hadith Rapporté par Ahmad dans son Musnad.)

5-Le musulman est convaincu que la foi n'est possible que par la permission de Dieu. Le Très-Haut a dit : « Il n'appartient nullement à une âme d'acquérir la foi sans la permission d'Allah. »s10 v100

Allah connaît parfaitement les tenants et les aboutissants de Ses créatures, les motifs et les voies qui les ont conduites à la mécréance et à l'association. Il aurait pu agir de manière à les guider dans le droit chemin, du moins à empêcher leur égarement.

S'Il ne l'a pas fait, c'est pour des raisons sans doute valables que Lui seul connaît. Il peut s'agir par exemple d'un choix délibéré des intéressés. Comme il peut s'agir d'arrogance de leur part, de haine implacable, de mécréance injustifiée ou d'un motif quelconque de sorte qu'ils aient mérité ce statut et cette situation, c'est-à-dire l'égarement. Allah dit en effet :

« Si Allah l'avait voulu, ils ne Lui auraient point associé d'autres divinités. » s6 v107

Ce verset tranche de manière on ne peut plus claire. Cette diversité étant voulue par Dieu. Rien ne sert donc de ramer à contre-courant de la volonté divine. Et c'est bien cette approche de la vie et du monde qui incite au respect des valeurs universelles au centre desquelles se situe l'homme. Cette approche est celle de l'Islam depuis quatorze siècles.

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vendredi 30 octobre 2009 16:44

sospourseconvertir

sospourseconvertir (Administrateur)

Ceci est l'Islam dans le système politique


L'Islam n'est pas seulement une religion d'adoration entre l'homme et son Seigneur dans les mosquées, mais l'Islam est aussi la religion de l'individu et la religion du groupe. L'Islam est un système pour l'homme en lui-même et dans sa société ; c'est aussi un système politique. Allah dit à Son Prophète :



“ Certes, Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre des gens, de juger avec équité ” .
Sourate 4 : An-Nisâ, verset 58.



Il dit aussi à Son Prophète pour l'éloigner du jugement de la période de l'Ignorance antéislamique (Jahiliyyah) :



“ Est-ce donc le jugement du temps de l'Ignorance qu'ils cherchent ? Qu'y a-t-il de meilleur qu'Allah, en matière de jugement pour des gens qui ont une foi ferme ? ”
Sourate 5 : Al-Ma'idah, verset 50.



Quelques principes de l'Islam en matière de politique :


1 – La liberté


L'Islam a pris en compte les bases sur lesquelles s'appuie la société des hommes en ce qui concerne le système politique, c'est ainsi qu'il a prescrit en premier lieu la liberté. Celle-ci est de diverses sortes :

— La liberté religieuse, Allah dit :



" Nulle contrainte en religion ! Car le bon chemin s'est distingué de l'égarement "
Sourate 2 : Al-Baqarah, verset 256


Il dit à Son Prophète :



" Eh bien, rappelle ! Tu n'es qu'un rappeleur, et tu n'es pas un dominateur sur eux ;"
Sourate 88 : Al-Ghâchiyah, versets 21 – 22




" Est-ce à toi de contraindre les gens à devenir croyants ? "
Sourate 10 : Younous, verset 99




Cette liberté a été clairement appliquée à l'époque du Prophète et à l'époque de ses califes orthodoxes bien guidés.

On ne contraignait personne à embrasser l'Islam, mais on lui présentait l'Islam, s'il l'acceptait tant mieux, sinon on le laissait.

Ceci, grâce à ce principe qui veut que celui qui est dans le judaïsme ou le christianisme ne soit pas contraint à l'abandonner, comme cela ressort d'une des lettres que le Prophète adressa à certains de ses gouverneurs :



“ Quiconque est dans le judaïsme ou le christianisme ne doit pas être contraint à l'abandonner ”



c'est-à-dire qu'on n'exerce pas la pression sur lui au point qu'il soit obligé de l'abandonner. La biographie des califes est édifiante à ce sujet.

— Parmi les principes de l'Islam en matière de liberté, il y a la garantie de la liberté économique et la garantie de la liberté individuelle.

Allah dit :




" Alors qu'Allah a rendu licite le commerce, et illicite l'intérêt " .
Sourate 2 : Al-Baqarah, verset 275



Ce sujet sera traité plus amplement lorsqu'on abordera le chapitre de l'économie et des biens.



— La liberté individuelle de l'homme dans ce qu'il fait chez lui. C'est un principe établi par l'Islam, c'est pour cela qu'il tient compte de la liberté de l'homme chez lui. Lorsque quelqu'un regarda l'intérieur de la maison du Prophète et qu'on l'en eut informé, il dit :



“ Si je l'avais su, je t'aurais crevé les yeux ”.



Parce qu'il a osé regarder ce dont il n'a pas le droit. L'Islam garantit les libertés, car il n'est pas possible qu'il y ait un regroupement – regroupement politique, d'un Etat ou des gens qui se réunissent et vivent en harmonie pour leurs intérêts – sans certaines libertés que leur garantit l'Islam. Les libertés sont étendues et diverses.


2 – La justice et l'égalité



Parmi les principes de l'Islam dans la gestion des hommes, il y a la justice et l'égalité, la justice et l'égalité entre les hommes. La gestion des hommes se base sur la concrétisation de leurs intérêts.

Les hommes se rassemblent sous la bannière de leur gouverneur, de leur prince, de leur Etat et de leur gouvernement afin de réaliser leurs intérêts. La plus grande chose qui contente les gens et concrétise leurs intérêts est la justice entre eux ; les savants ont défini la justice en ces termes : donner à chaque ayant droit son dû.



Il est notoire que les ayants droit diffèrent les uns des autres, comme Oumar a distingué entre les gens dans l'attribution de certains droits ; mais la justice consiste à faire parvenir le dû à l'ayant droit sans ambages, ni domination, ni abus contre l'ayant droit.

L'égalité est requise : au plus, les hommes sont égaux en devoirs comme les dents du peigne, sans aucune différence entre l'Arabe et le non Arabe sauf par la piété, au plus ils doivent être égaux en ce dont ils ont besoin pour les intérêts de leur vie, en protection, en justice, etc.

Voilà pourquoi, l'Islam a confirmé l'égalité des hommes dans l'ensemble de leurs droits, dans leur vie, devant la justice et dans la concrétisation de leurs intérêts.


3 – La sauvegarde de l'union et de la force



Parmi les principes de l'Islam dans la gestion des hommes, il y a la protection des gens, de leur union et de leur force. La première mission du gouvernement consiste à rassembler les gens, à les protéger et à préserver leur union en les administrant avec la loi d'Allah


4 – La loyauté entre les croyants




Parmi les principes que l'Islam prend en considération, il y a la loyauté entre les Croyants ; le Prophète dit :

" La vraie religion, c'est la loyauté ! La vraie religion, c'est la loyauté ! La vraie religion, c'est la loyauté ! (trois fois) - Envers qui ? demandèrent les Compagnons. Il répondit : Envers Allah, Son livre, Son Messager, à l'égard des chefs de la communauté musulmane et de la communauté musulmane toute entière. "



Donc la loyauté est due à l'ensemble de la communauté et aux autorités, ceci est un des fondements de la Charia.

Le Prophète fit un pacte avec certains Compagnons selon lequel ils devaient la vérité sans craindre le reproche de quelque détracteur ; de même, le Prophète a fait un pacte avec un groupe de Compagnons selon lequel, ils devaient prodiguer des conseils à tout musulman quelle que soit sa classe.



Cela fait partie du principe de la recommandation du bien et de l'interdiction du mal car Allah a décrit cette communauté par cette caractéristique :



" Vous êtes la meilleure communauté qu'on ait fait surgir pour les hommes. Vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Allah "
Sourate 3 : Al-Imrân, verset 110



Le conseil fait partie de la recommandation du convenable et de l'interdiction du blâmable. Tel est le principe, quant aux normes, à l'organisation et aux conditions, elles varient selon le temps et le lieu. Pour cela – comme cela sera élucidé ultérieurement – les systèmes modernes comme les Conseils de la Choura, les Assemblées nationales et autres sont une forme, un mécanisme et des moyens de consultation que l'Islam a préconisé comme principe général et a laissé aux hommes le choix de la méthode appropriée d'application qu'ils pourraient développer à chaque fois que le besoin s'en fera sentir.



Si avec le temps les rapports entre les gens deviennent complexes et que le conseil ne peut se faire que par une méthode que met sur pied le détenteur de l'autorité, il incombe à celui-ci de l'organiser afin que le conseil puisse être clair et parvenir aux autorités.

Il en de même de la critique et de l'opinion contraire, l'opposition comme on l'appelle de nos jours, sous réserve du respect des règles islamiques.

Cela est admis à condition d'observer les instructions islamiques en la matière dont les plus importantes sont : ne pas créer de trouble, ni diviser les musulmans.

Si la critique, l'opposition et l'opinion contraire assurent le bien des gens, même si écouter cela est pénible, mais ne causent pas de trouble par la parole ou par l'acte chez les gens et ne conduisent pas à la dissension, cela est permis.


Les piliers du pouvoir



Le pouvoir en lui-même a des piliers qui sont pratiqués : le dirigeant, les membres du gouvernement, la Choura, le contrôle, les administrations et l'appareil exécutif.

La Charia a exposé en détail ce qu'est un dirigeant, ses devoirs, ses droits, comment il est choisi, comment est son mandat ; ainsi que les membres du gouvernement, qui sont-ils, leur rapport avec le dirigeant dans la gestion des affaires ; les membres de la Choura et du contrôle.

Les membres de la Choura étaient connus à l'époque d'Oumar , leur nombre était connu. Cela se développe avec l'évolution du temps et il se peut que cette Choura ait de nos jours des assemblées et un grand nombre de membres représentant les différentes sensibilités de la Communauté dans leurs sciences, leurs connaissances, leurs contrées, leurs tribus, etc.



En sorte que la Choura ou les assemblées de la Choura se voient confier la mission – comme on dit – de légiférer ou de concevoir les règlements et d'exercer le contrôle sur la prestation des instances qui appliquent ces règlements.



La juridiction est un des fondements de la Charia et il n'y a pas de civilisation, de religion, ou de législation qui ont accordés autant de considération à la juridiction comme l'a fait la Charia islamique ; le Prophète a décrit les juges comme suit :



“ Les juges sont de trois catégories : deux iront en Enfer et un ira au Paradis ”.



Il dit à propos de deux juges qui iront en Enfer que le premier est le juge qui connaît la vérité mais s'en détourne et le second est le juge qui abandonne la vérité ou l'ignore et ne juge pas avec.



Quant à celui qui connaît la vérité et juge avec, sans craindre le reproche de quiconque, celui-là est un juge louable à qui le Prophète a promis le Paradis.



Dans la Charia, la juridiction est sauvegardée et intègre, personne n'a un pouvoir sur elle. Le juge doit parvenir à la loi d'Allah et son verdict est irrévocable.



La juridiction peut avoir un ou plusieurs degrés comme c'est le cas chez nous où il y a :

les tribunaux, puis la Cour de cassation et ensuite la Haute Cour de Justice ; dans d'autres pays, elle a aussi trois degrés. Ce qui compte, c'est que le pouvoir judiciaire soit intègre dans sa mission, ne subissant ni l'autorité du dirigeant, ni celle du citoyen, parce que la juridiction juge d'après la Loi d'Allah ; quiconque obstrue le pouvoir judiciaire a obstrué la Loi d'Allah en ce qu'Il a prescrit pour juger entre les hommes.

Si les hommes s'ingèrent dans le pouvoir judiciaire, il n'y aura plus de justice et une certaine injustice régnera entre les gens, ce qui disloquera les gens, leur union, or la Charia a pris en considération tous les moyens par lesquels les hommes préservent leur cohérence.

La Charia prend également soin de l'appareil exécutif à l'instar des ministères et des différents offices. Ces différents ministères, offices et services ne sont que des appareils de l'exécutif, chargés de l'application de ce qu'Allah a ordonné, de l'application de ce que le dirigeant leur a conféré comme mission, de l'application des règlements et ils sont tenus de remplir leur mission comme Allah le dit :



" Certes Allah vous commande de rendre les dépôts à leurs ayants droit, et quand vous jugez entre les gens, de juger avec équité. Quelle bonne exhortation qu'Allah vous fait ! "
Sourate 4 : An-Nissa, verset 58




Traduit de l'arabe par les Editions Assia




Edité par le Ministère des Affaires Islamiques, des Waqfs, de la Prédication et de l'Orientation Religieuse, Direction des Publications et de la Recherche Scientifique




Royaume d'Arabie Saoudite




1425H – 2005

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mercredi 28 octobre 2009 15:56

candie-neige

candie-neige (Responsable)

Média de l'article

L'Islâm est la religion [ad-Dîn] du juste milieu [al-Wassatiyyah] et de la modération [al-I'tidâl], c'est la religion qui lutte contre l'exagération [al-Ghouloû] et l'interdit. Allâh - Djalla wa 'Ala - a dit :

« Et aussi Nous avons fait de vous une communauté de justes pour que vous soyez témoins pour les gens, comme le Messager sera témoin pour vous. » [1]

Ce juste milieu [al-Wassatiyyah] et cette modération [al-I'tidâl] sont manifestement présents dans les dogmes ['Aqâ-îd] et les législations [islamiques]. La croyance ['Aqîdah] est le juste milieu, et les législations islamiques sont le juste milieu. Il nous est donc obligatoire de mettre en pratique cela entre nous dans nos paroles, nos opinions et cela jusqu'à la façon de penser [al-Fikr]. Il nous incombe d'être dans le juste milieu [al-Wassatiyyah] entre ceux qui font preuve d'exagération [al-Moughâlina] et ceux qui font preuve de radicalisme/dureté [al-Djâfin], et cela encore dans la vision que nous nous faisons les uns des autres. Nous devons obligatoirement adopter la voie du juste milieu [Manhaj al-Wassat]. La voie du juste milieu est celle à laquelle nous devons fermement nous accrocher parce que c'est la base [Asl] de l'Islâm. Et l'exagération est explicitement interdite, comme Allâh - Djalla wa 'Ala - l'a dit sur les gens du Livre [Ahl al-Kitâb] :


« Ô gens du Livre (Chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allâh que la vérité. » [2]

Et le Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) a interdit l'exagération en ces termes : « Prenez garde à l'exagération ! Prenez garde à l'exagération ! Prenez garde à l'exagération ! »


L'exagération consiste à outrepasser la limite. Ainsi, tout ce qui franchit la limite tombe dans l'exagération. Et l'exagération [al-Ghouloû] dans la religion est condamnée et ses partisans sortent de la Sounnah du Prophète (sallallahu 'alayhi wa sallam) et du juste milieu [al-Wassatiyyah]. L'apparition des sectes [al-Firaq] ainsi que l'apparition des innovations [al-Mouhdathât] sont dues à l'exagération. Les « Khawâridjs » ne sont apparus qu'à cause de l'exagération [dans l'interprétation de la religion] et les sectes et parties égarées ne sont apparues qu'à cause de l'exagération et de la transgression des limites de la religion d'Allâh - Djalla wa 'Ala.

La calamité qu'a connue la Communauté [al-Ummah] au cours de son histoire n'a-t-elle pas comme cause la multiplication de l'exagération et une pratique [religieuse] basée sur aucune preuve [Dalîl] tangible ? Il est possible que les adeptes de l'exagération [Ashâb al-Ghouloû] aient une preuve [ad-Dalîl] avec eux, mais l'exagération présente en leur personne est avant tout ancrée en eux-mêmes, avant même qu'ils recherchent la preuve [ad-Dalîl]. Tel que ce qu'Allâh - Djalla wa 'Ala - a dit sur le sujet :

« C'est Lui qui a fait descendre sur toi le Livre : il s'y trouve des versets sans équivoque, qui sont la base du Livre, et d'autres versets qui peuvent prêter à d'interprétations diverses. » [3]


Il existe donc des versets qui prêtent à équivoque [Moutachâbihât] et dont la connaissance est équivoque : ils peuvent être interprétés de telle ou telle manière. Allâh - Djalla wa 'Ala - dit :

« Les gens, donc, qui ont au coeur une inclinaison vers l'égarement, mettent l'accent sur les versets à équivoque. » [4]

Celui qui a une inclinaison [Zayghoun] dans le c½ur a par principe [Asl] une exagération et une déviation dans le c½ur : « mettent l'accent sur les versets à équivoque. » Il suit ce qui est rappelé par le Qor'ân ou par la Sounnah, non pas par la gène de ce qui prête à équivoque, mais la déviation plutôt était déjà présente en lui, et il s'est engagé là où il n'y a pas de preuve [Dalîl] pour prendre cela comme preuve et se convaincre que cela est juste [Sawâb] et ancré dans la science :


« Mais ceux qui sont bien enracinés dans la science disent : « Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! » [5]


Sources:

[1] Coran, 2/143

[2] Coran, 4/171

[3] Coran, 3/7

[4] Coran, 3/7

[5] Coran, 3/7


Article tiré du site manhajulhaqq

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mercredi 28 octobre 2009 15:09

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