Monde magique et mystique

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Monde magique et mystique

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Tout ce qui est magique, elfes, fées, démons et aux personnages mystiques

Dernière modification : mercredi 26 août 2009 16:36

Date de création : jeudi 20 août 2009 11:55

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Pommes d'or du jardin des Hespérides

Dans la mythologie grecque, les pommes d'or du jardin des Hespérides désignent les pommes données par Gaïa à Héra comme cadeau de noces et conservées par les Hespérides, filles d'Atlas dans un jardin aux confins du monde.

Héraclès, chargé de rapporter les pommes à Eurysthée (un de ses douze travaux), eut beaucoup de mal à trouver son chemin, et obligea Nérée à lui indiquer la direction du jardin. Selon une autre version, c'est Prométhée qui lui indiqua cette route, par reconnaissance pour l'avoir libéré du Caucase où il était enchaîné.

Après avoir tué Ladon, le dragon qui gardait le jardin, Héraclès emporta les pommes. Selon une autre version, il incita Atlas à aller chercher les pommes et soutint le ciel à sa place pendant qu'il s'exécutait. Certains prétendent qu'Atlas refusa alors de reprendre son fardeau, et qu'il fallut qu'Héraclès utilisât la ruse pour le lui faire reprendre.

Selon certaines interprétations, les pommes d'or seraient en réalité des oranges. En effet, les oranges étaient encore inconnues des Grecs et celles-ci ressemblent à des pommes d'une couleur étrange
Dans un jardin situé à l'extrême Occident, sur le mont Atlas, se trouvait un pommier aux fruits d'or. C'était le présent offert par Gaïa à Héra, lorsqu'elle avait épousé Zeus. Elle le confia à la garde du Titan Atlas et de ses filles, les Hespérides. Héra envoya par surcroît le dragon Ladon protéger ce jardin, dont les mortels ignoraient l'emplacement. Eurysthée demanda à Hercule de lui ramener ces pommes d'or. Atlas, qui avait pris part à la révolte des Titans contre les Olympiens, avait été contraint pour son châtiment de soutenir la voûte des cieux sur ses épaules. Les Hespérides et le dragon Ladon, quant à eux, montaient toujours la garde devant l'arbre magique.

Hercule dut d'abord découvrir où se trouvait ce jardin. Il demanda à Nérée, l'ancien Dieu de la mer, de le lui indiquer. Nérée refusa de lui répondre sous le prétexte qu'il n'était qu'un simple mortel. Hercule se saisit alors du Dieu et lui dit qu'il ne le relâcherait pas tant qu'il ne l'aurait pas renseigné. Nérée céda finalement et conseilla à Hercule de demander à Atlas de s'emparer lui-même des pommes d'or. Une fois arrivé au jardin, Hercule pria Atlas de prendre les pommes à sa place. Atlas rétorqua qu'il craignait le dragon. Hercule tua le dragon grâce à ses flèches empoisonnées . Hercule accepta de soulager Atlas de son fardeau tandis que le géant cueillait les pommes d'or. Il en rapportant 3 à Hercule mais il ne voulait pas reprendre sur ses épaules le poids des cieux. Il préférait se rendre lui-même à Argos pendant que Hercule continuait à le remplacer. Cette proposition déplut à notre héros qui savait qu'Atlas ne reviendrait pas ! Il fit semblant d'accepter et demanda à Atlas de reprendre sa place un moment le temps d'ajuster sa peau de lion pour que ce soit plus confortable. Atlas posa les pommes d'or à terre et remis les cieux sur son dos. Hercule prit alors les pommes et s'enfuit pour les rapporter à Eurysthée. Celui-ci ne voulut pas les conserver et les rendit à Hercule qui les donna à Athéna. Elle se hâta de les remettre dans le jardin d'Héra.

Cependant Héra ne consentit pas à pardonner : Hercule avait tué son dragon et dépouillé son jardin. La déesse irritée le frappa de folie après accomplissement des 12 Travaux

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mercredi 02 septembre 2009 11:53

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Géryon

Dans la mythologie grecque, Géryon (en grec ancien Γηρυών / Gêryốn ou Γηρυόνης / Gêryónês) est le fils de Chrysaor et de Callirrhoé
C'était un Géant à trois têtes, ou à trois corps, qui vivait loin à l'ouest, dans une île du nom d'Érythie, dans le cours de l'Océan. Il y faisait paître un troupeau de bétail magnifique, avec l'aide de son bouvier Eurytion et de son chien Orthos.

Héraclès, pour se procurer les « b½ufs de Géryon » (le dixième de ses douze travaux), dut voyager jusqu'aux extrêmes confins de l'Occident. Hélios admira tant la témérité d'Héraclès, qui banda son arc dans sa direction quand la chaleur le dérangea, qu'il lui donna sa nacelle d'or dans laquelle il avait l'habitude de naviguer jusqu'à Érythie. À la fin du voyage, Héraclès érigea deux colonnes (Calpée et Abyla), les colonnes d'Hercule, une de chaque côté du détroit de Gibraltar.

Ayant atteint l'île, Héraclès tua Orthos, Eurytion et Géryon lui-même, puis emporta son bétail soit dans la nacelle d'or, soit au cours d'un long voyage par voie terrestre en traversant l'Espagne, la France, l'Italie et la Sicile, en atteignant même la mer Noire, et connaissant ainsi de nombreuses autres aventures (voir notamment Éryx) avant de rentrer chez lui sain et sauf. Durant ce voyage de retour, Charybde, fille de Poséidon et de Gaïa, vola à Héraclès une partie du troupeau de Géryon : elle fut foudroyée par Zeus et changée en un gouffre marin. De même, toujours au cours de ce voyage de retour vers la Grèce, Héraclès en perdit aussi à cause de Scylla qui dévora une partie des boeufs (d'où l'expression « tomber de Charybde en Scylla »).

Le père de Géryon était Chrysaor, le fils de Méduse et de Poséidon qui naquit au moment de la mort de Méduse. Sa mère était Callirhoé, fille du Titan Océanos. Géryon était un géant à 3 têtes. C'était l'homme le plus fort du monde, son royaume s'étendait aux extrémités de l'Occident et ses magnifiques boeufs roux suscitaient l'envie de tous, y compris d'Eurysthée, qui chargea alors Hercule de les voler. Hercule se dirigea donc vers les confins occidentaux de la terre. Il traversa l'Océan dans une vaste coupe d'or que lui donna Hélios, le dieu soleil. Parvenu aux détroits qui séparent l'Europe et l'Afrique, Hercule dressa les colonnes qui portent son nom, que l'on a identifiées comme les chaînes de montagnes situées de part et d'autre de Gibraltar.

Arrivé dans le royaume de Géryon, le héros commença par tuer Eurytion, le gardien des troupeaux royaux. Puis il s'attaqua à son monstrueux chien à 2 têtes, Orthros, qu'il abattit d'un coup de massue. Finalement Hercule terrassa Géryon lui-même. Héra tenta de venir au secours de Géryon, mais prit la fuite lorsqu'une flèche tirée par Hercule l'atteignit.(Rappelons que les flèches sont empoisonnées au sang de l'hydre) Hercule entassa les boeufs dans la coupe du Soleil, utilisa sa peau de lion en guise de voile (pas bête le Hercule), et revint sans être inquiété jusqu'en Argolide. Il rendit au Soleil sa coupe et offrit les boeufs à Eurysthée.

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mercredi 02 septembre 2009 11:48

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Sanglier d'Érymanthe

Le quatrième travail d'Héraclès consistait à capturer vivant le sanglier d'Érymanthe. Cette bête sauvage faisait des dégâts sur le territoire de Psophis, en descendant du mont Érymanthe, en Arcadie.

En traversant Pholoé, Héraclès reçoit l'hospitalité du centaure Pholos, fils de Silène et d'une nymphe méliade. Lors du repas, il offre à Héraclès des viandes cuites, se contentant pour sa part de manger de la viande crue. Comme Héraclès lui réclame du vin, il lui répond qu'il a peur d'ouvrir une jarre qui appartenait en commun aux Centaures. Héraclès insiste fortement et lui demande de l'ouvrir.

Peu après, les centaures, ayant senti l'odeur du vin, arrivent armés de pierres et de gourdins à l'entrée de la grotte. Héraclès met alors en fuite les premiers qui osent entrer (Anchios et Agrios) en leur lançant des tisons ardents. Il pourchasse ensuite les autres de ses flèches jusqu'au cap Malée. Là, les centaures se réfugient auprès de Chiron que les Lapithes avait chassé du Pélion. Acculés par Héraclès, ils se pelotonnent derrière Chiron tandis qu'Héraclès les vise avec son arc. Mais une flèche traverse le bras d'Élatos et se plante dans le genou de Chiron
Affligé, Héraclès accourt, retire la flèche du genou de Chiron et applique sur la plaie des médecines que Chiron lui avait lui-même données. Mais la blessure est incurable et Chiron se retire au fond de sa grotte, terrassé par la douleur. Il désire mourir mais ne le peut parce qu'il est immortel. Alors Prométhée demande à Zeus de devenir immortel à la place de Chiron. Zeus accepte et place alors Chiron au firmament qui devient la constellation du Centaure. Les derniers centaures rescapés s'enfuient dans toutes les directions : certains gagnent le mont Malée, Eurytion va à Pholoé, et Nessos au fleuve Événos. Poséidon reçoit les autres à Éleusis et les cache sous une montagne.

Entre-temps, Photos resté dans sa grotte, extrait d'un cadavre une des flèches d'Héraclès et s'étonne qu'une si petite chose ait pu tuer des créatures si grandes. La flèche — empoisonnée — glisse de sa main, frappe son pied et le tue immédiatement. Héraclès revenant ensuite à Pholoé, voit que Photos est mort et l'enterre. C'est ainsi que meurent les deux seuls centaures bons et sages de la mythologie grecque.

Héraclès se rend alors à la chasse au sanglier. Il le poursuit et le fait sortir à grands cris de son fourré. La neige épaisse fatigue considérablement le sanglier et Héraclès peut ainsi le capturer avec un n½ud coulant. Il le rapporte alors à Mycènes à son cousin Eurysthée. Effrayé par le sanglier vivant, son cousin se cache à nouveau dans la grande jarre de bronze à demi-enterrée
Il fallait capturer le sanglier vivant. Le sanglier prospérait sur les pentes boisées du mont Erymanthe, en Arcadie et terrorisait la région. Hercule le poussa dans la neige épaisse qui recouvrait le sommet de la montagne. Quand il fut incapable de courir, Hercule lui sauta sur le dos et lui enchaîna les pattes. Il le ramena sur ses épaules jusqu'à Argos pour prouver à Eurysthée qu'il avait accompli son exploit. Lorsque le roi aperçu le sanglier se débattant dans ses chaînes, il eut si peur qu'il se réfugia dans une jarre de bronze jusqu'à ce qu'Hercule emportant sa prise

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mercredi 02 septembre 2009 11:42

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[g]Lion de Némée

Dans la mythologie grecque, le lion de Némée est une créature fantastique tuée par Héraclès au cours de ses travaux

Le lion est le fils d'Orthos, le chien de Géryon, et de la Chimère ou d'Échidna[1], à l'instar du Sphinx de Thèbes. Une tradition minoritaire lui attribue pour père Typhon, sans que la mère ne soit précisée[2] ; une autre encore mentionne Séléné, déesse de la lune, comme sa mère[3]. Élevé par Héra[4], il fait régner la terreur dans la région de Némée, en Argolide. Il présente la particularité d'avoir une peau impénétrable[5].

Tuer ce monstre et le ramener à Eurysthée constitue le premier des douze travaux qu'Héraclès doit accomplir[6]. À son arrivée à Cléonae, le héros s'arrête dans la hutte d'un laboureur, nommé Molorchos, qui veut lui offrir un sacrifice, comme à un dieu. Refusant pareil honneur, Héraclès lui demande d'attendre un mois. Ce mois écoulé, ou bien il méritera un sacrifice au titre de héros mort, ou bien il aura tué la bête, auquel cas Molorchos pourra alors offrir le sacrifice à Zeus sauveur.

Un soir, Héraclès surprend le lion sur le versant d'une colline, après le repas de la bête. Dissimulé, il tire sur elle à coup de flèches. Mais il s'aperçoit rapidement que le monstre est invulnérable. Ses flèches, offertes pourtant par Apollon, rebondissent sur son cuir. Le lion charge, Héraclès évite l'assaut. Il combat armé seulement de sa massue en bois d'olivier. Il en frappe le lion, puis l'étouffe, brisant sa massue dans la mêlée. (Une autre version veut que Héraclès parvint à enfermer le lion dans son antre, et l'étrangla de ses deux mains.) Il l'écorche en utilisant les propres griffes du monstre pour entamer la peau coriace. Il nettoie la peau (que ni le feu, ni le fer ne peut entamer) et s'en revêt. Zeus met le lion dans le firmament, au nombre des constellations. Molorchos est en train de sacrifier au héros lorsque soudain Héraclès arrive à Cléonae. À son retour à Tirynthe, le héros lance la peau aux pieds d'Eurysthée, qui en est si terrifié qu'il saute dans une jarre pour s'y cacher. Il ordonne à Héraclès de déposer dorénavant ses trophées à l'extérieur de la ville et de ne communiquer avec lui que par l'intermédiaire de son héraut, Coprée.
Le lion de Némée était un animal gigantesque, fils de la déesse de la lune Séléné. Lorsqu'il naquit , sa mère horrifiée le laissa tomber par terre. Il tomba près de la ville de Némée en Argolide et s'installa dans la caverne comportant 2 issues. Séléné l'y abandonna mais les habitants de cette région négligèrent de lui offrir un sacrifice et la déesse irritée le laissa en liberté. Il ravagea le pays dévorant les habitants. Aucune arme ne pouvait le blesser.

Revenons à Hercule : Il boucha d'abord une des issues de la caverne puis il chargea le lion et le frappa à coups de massue. Enfin, il l'acheva en l'étouffant. Il le dépouilla de sa peau en la déchirant avec l'une de ses griffes. Il rapporta la peau au roi Eurysthée.

Le Lion de Némée forma alors la constellation du Lion, une constellation du printemps. L'étoile principale est Regulus, « petit roi » en latin. Au centre se trouvent 4 galaxies M 65/66 et M 95/96.

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mercredi 02 septembre 2009 11:37

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Griffon

Le griffon ou grype est une créature fantastique présente dans plusieurs cultures anciennes. Il est imaginé et représenté avec une forme tenant de l'aigle à l'avant (tête, ailes et serres) et du lion à l'arrière. Avec quelquefois des variantes le griffon gardera de tout temps la particularité reconnaissable d'être hiéracocéphale

Le griffon apparaît en Élam à la fin du IVe millénaire av. J.-C. et en Égypte vers -3000, avec un corps de lion, une tête et des ailes d'aigle. Tout au long de son histoire antique, cette forme première ne cesse d'être nuancée par divers apports iconographiques, notamment dans les cultures mésopotamienne, grecque puis romaine.

Le griffon se voit souvent associé aux divinités et héros locaux (Gilgamesh, Ningishzida, Seth, rois égyptiens, Apollon, Dionysos, Éros ou encore Némésis),

en train de tirer des chars (l'attelage du dieu des tempêtes mésopotamien, d'Éros, d'Artémis, de Dionysos, ou de Malakbel de Palmyre),
de porter des personnages sur son dos (la divinité féminine mésopotamienne exhibant des serpents dans ses mains, Dionysos, Apollon et parfois une Néréide, ainsi que les défunts),
participer à des scènes de chasse, combattre héros, guerriers et ennemis (dont en particulier les Arimaspes et les Amazones),
s'attaquer à des animaux sauvages, communs ou fantastiques (Sphinx, Scylla, centaures et tritons),
se camper face à un congénère de part et d'autre d'un élément (l'arbre de vie et la palmette orientaux remplacés dans l'art romain par un candélabre, un vase, une lyre ou un trépied d'Apollon),
s'abreuver ou enfin se lier au culte funéraire (comme animal psychopompe ou comme gardien du monde des morts).
Le griffon intègre sans difficulté le monde du Moyen Âge. Il est en effet considéré comme un animal réel appartenant au genre des oiseaux, et personne ne parait douter de son existence. Il se rencontre très tôt dans l'art et la littérature chrétienne. Il gagne ensuite l'ensemble des formes d'art et des régions occidentales, fait l'objet de nombre de commentaires savants dans les bestiaires et encyclopédies médiévales, et parcourt même plusieurs ½uvres littéraires romanesques. Citons, entre autres, le commentaire d'Isidore de Séville dans ses Étymologies, qui trouve des répercussions durant tout le Moyen Âge, ou encore certaines versions du Roman d'Alexandre. Le griffon ne bénéficie que d'un symbolisme réduit.

Vers la fin du Moyen Âge, le griffon est utilisé dans des armoiries. Nombreux sont les écussons ornés de têtes, ou de corps complet représentant le griffon. Armundal, baron de Navarre, y ajouta ces phrases : « Bonne instance, mon royaume et mon chez moi, se doivent de s'enguorneilir du protecteur qu'il se doit. »

Il est également gravé par Martin Schongauer et Albrecht Dürer.

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mercredi 02 septembre 2009 11:28

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Sphinx

Dans la mythologie grecque, le Sphinx ou la Sphinge est une créature fantastique appelée Phix dans le dialecte béotien, fille de Typhon (ou d'Orthos) et d'Échidna, ou encore selon Hésiode d'Orthos et de la Chimère. Elle est représentée avec un buste de femme, un corps de lion et des ailes d'oiseau
Son nom provient du grec ancien Σφίγξ / Sphínx, dont l'étymologie n'est pas assurée. Le rapprochement que les Grecs faisaient avec le verbe σφίγγω / sphiggō, « étrangler », est une étymologie populaire qui ne repose sur rien[1] ; la forme originelle est peut-être Φίξ / Phix, utilisé chez Hésiode[2].

Le mot grec est féminin, ce qui explique les transcriptions anciennes « Sphinge » ou « Sphynge »[3]. L'usage français a retenu le masculin pour le mot[4]. Les Grecs connaissaient également le Sphinx égyptien, mâle, nommé ἄνδροσφιγξ / androsphinx[1].

Envoyée par Héra en Béotie suite au meurtre du roi de Thèbes Laïos, elle commence à ravager les champs et à terroriser les populations. Ayant appris des Muses une énigme, elle déclare qu'elle ne quitterait la province que lorsque quelqu'un l'aurait résolue, ajoutant qu'elle tuerait quiconque échouerait. Le régent, Créon, promet alors la main de la reine veuve Jocaste et la couronne de Thèbes à qui débarrasserait la Béotie de ce fléau. De nombreux prétendants s'y essaient, mais tous périssent jusqu'à l'arrivée d'¼dipe ; le Sphinx lui demande :

τί ἐστιν ὃ μίαν ἔχον φωνὴν τετράπουν καὶ δίπουν καὶ τρίπουν γίνεται
« Quel être, pourvu d'une seule voix, a d'abord quatre jambes, puis deux jambes, et trois jambes ensuite ?[5] »
(Apollodore, Bibliothèque, III, 5, 8)

« (...) ¼dipe trouva la solution : il s'agissait de l'homme. De fait, lorsqu'il est enfant, il a quatre jambes, car il se déplace à quatre pattes ; adulte, il marche sur deux jambes ; quand il est vieux, il a trois jambes, lorsqu'il s'appuie sur son bâton.[5] »
(ibid.)

Furieux de se voir percé à jour, le Sphinx se jette du haut de son rocher (ou des remparts de Thèbes selon les auteurs) et meurt. C'est ainsi que, Créon tenant sa promesse, ¼dipe contracte avec sa mère une union incestueuse

Cet affrontement entre ¼dipe et le Sphinx diffère fondamentalement de la plupart des autres affrontements mythologiques. En effet, si Héraclès, Persée ou Thésée battent leurs adversaires par la force, ¼dipe, à l'instar d'Ulysse, triomphe avant tout par son astuce et sa sagacité, sa mètis.

Par ailleurs, Pausanias donne deux explications « historiques » à la légende du Sphinx : il s'agirait d'une expédition pirate défaite par ¼dipe, arrivant de Corinthe avec une grande armée, ou bien d'une fille naturelle de Laïos souhaitant garder le trône pour el

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mercredi 02 septembre 2009 11:24

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Biche de Cérynie

La biche de Cérynie (en grec ancien Κερυνῖτις ἔλαφος / Kerynitis elaphos) est une créature fantastique de la mythologie grecque
Aux dires de Callimaque de Cyrène, cinq biches rapides, de la stature d'un taureau, paissaient sur les bords du fleuve thessalien Anauros, au pied du mont Parrhasion. Bien que femelles et donc par nature dépourvues de bois, ces animaux avaient des cornes dorées et des sabots d'airain.

Artémis les pourchassa, et en captura quatre qu'elle attela à son quadrige. La cinquième s'échappa en traversant le Céladon jusqu'à la colline de Cérynie. Le cervidé étant de ce fait consacré à Artémis[Pourquoi ?], il était défendu de la toucher et à fortiori de la tuer.

Suivant le désir d'Eurysthée, Héraclès poursuivit l'animal toute une année, sans l'atteindre. La biche finit cependant par s'épuiser, et se réfugia sur le mont Artémission. Elle voulut traverser le fleuve Ladon, quand Héraclès lui décocha une flèche entre l'os et le tendon de la patte, l'immobilisant sans qu'une goutte de sang ne fut versée. Il chargea l'animal sur ses épaules et traversa l'Arcadie pour se rendre chez Eurysthée. En chemin, il rencontra Artémis et Apollon, qui l'accusèrent de sacrilège pour avoir maltraité la bête. Le chasseur s'en récusa et fit ressortir l'obligation dans laquelle il se trouvait, rejetant la responsabilité sur Eurysthée. La colère d'Artémis s'apaisa et elle l'autorisa à se rendre à Mycènes à condition de relâcher ensuite sa protégée sans lui faire de mal.

D'après Pindare, la biche n'est autre que la Pléiade Taygète, qu'Artémis métamorphosa pour la soustraire aux avances de Zeus. L'auteur raconte que Héraclès poursuivit l'animal à travers l'Istrie, dans le pays des Hyperboréens et jusque chez les Bienheureux. La poursuite l'entraîna donc au-delà de l'Arcadie et au terme de cette chasse, il aurait trouvé l'olivier sauvage qui servira de couronne au vainqueur des jeux Olympiques.
La biche de Cérynie était l'une des 5 biches que a déesse Artémis avait dépistées en Thessalie. Elle avait attelé les 4 autres à son char, la 5ème s'échappa et se réfugia sur le mont Cérynie. Elle avait les sabots d'airain et les cornes d'or. C'était un animal consacrée à Artémis donc Hercule reçu l'ordre de la ramener vivante à Argos et de ne lui faire aucun mal.

Hercule la poursuivit jusqu'à ce qu'elle tombe d'épuisement. Il la porta sur ses épaules jusqu' Argos, mais sur le chemin Artémis, furieuse, lui demanda ce qu'il faisait avec cette biche. Hercule répondit qu'il accomplissait les ordres d'Eurysthée et lui promit de la libérer dès qu'il l'aurait montrée


La version contradictoire et isolée d'Euripide raconte que la Biche, de taille gigantesque, vivait dans les bois d'Oenoé, en Argolide et ravageait les récoltes. Héraclès la tua et consacra les bois de l'animal dans le temple d'Artémis ¼noatis afin de se concilier avec la déesse

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mercredi 02 septembre 2009 11:19

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Satyre

Le satyre (en grec ancien σάτυρος / sáturos, en latin satyrus) est une créature de la mythologie grecque. Les satyres, associés aux ménades, forment le « cortège dionysiaque », qui accompagne le dieu Dionysos. Ils peuvent aussi s'associer au dieu Pan

Les satyres n'apparaissent pas chez Homère, ni chez Hésiode. Leur nom apparaît pour la première fois dans un passage fragmentaire du Catalogue des femmes (parfois attribué à Hésiode) consacré à la descendance de Doros, l'un des fils d'Hellen : l'une des filles de Phoroneus s'unit à un homme (dont le nom a disparu dans une lacune du texte), et engendre cinq filles, qui deviennent mères des Satyres, des Nymphes des montagnes et des Courètes (ces deux derniers groupes sont donc frères et s½urs des satyres). Le passage ne contient pas de description physique et n'établit pas de lien entre les satyres et Dionysos : il précise seulement que les satyres ne sont bons à rien.

Les premières représentations figurées de personnages ressemblant à des satyres datent du VIe siècle av. J.-C. Le Vase François montre trois personnages ayant les oreilles, les membres inférieurs et la queue d'un cheval. Ces personnages sont appelés Silènes. D'autres céramiques de la même époque montrent des personnages identiques, ainsi que des personnages au corps entièrement humain, dotés seulement d'une queue de cheval et parfois aussi d'oreilles de cheval. Un kylix attique à figures rouges, datant de la fin du même siècle et attribué au peintre d'Ambrosios, montre le nom de "Satyros" (c'est la deuxième attestation en date de ce nom après celle du Catalogue des femmes) pour désigner un personnage malheureusement endommagé, mais qui était doté d'une queue de cheval et probablement de jambes humaines ; mais il est difficile de savoir si "Satyros" était, dans ce cas précis, utilisé comme un nom d'espèce ou comme un nom individuel.

Ces exemples montrent que :

à l'époque archaïque, les premières représentations des satyres en font plutôt des hybrides mi-hommes, mi-chevaux.
la distinction entre satyres et silènes est difficile, voire impossible, à établir. Il est même probable que les Grecs de l'époque ne faisaient pas de distinction claire entre ces personnages, ou bien que des personnages similaires étaient appelés par un nom ou par l'autre selon les régions.
C'est à partir de la fin du VIe siècle que, sur les vases attiques, ces personnages apparaissent de plus en plus souvent aux côtés de Dionysos.

À l'époque classique, enfin, les satyres acquièrent leurs caractéristiques les plus connues :

Dans le théâtre athénien, les drames satyriques mettent en scène des ch½urs composés de ces personnages, qui sont désormais appelés "satyres". Dans Le Cyclope d'Euripide et Les Limiers de Sophocle, c'est le chef du ch½ur des satyres qui est appelé Silène et est présenté comme leur père (cela peut laisser supposer que les deux noms sont devenus à peu près synonymes, ou bien que Silène est devenu un personnage individuel).
À partir de la seconde moitié du Ve siècle av. J.-C., les satyres figurés sur les vases attiques sont de plus en plus souvent des hybrides dotés d'une queue plus courte et d'oreilles d'équidé.Cependant il faut remarquer que la représentation du satyre s'humanise de plus en plus avec le temps (disparition des attributs animaliers). Des vases du VIe siècle et du début du Ve siècle montrent des satyres en parfaits compagnons de Dionysos : ils boivent, jouent de l'aulos, dansent et poursuivent de leurs ardeurs des ménades et des jeunes filles qui leur résistent (ils s'en prennent même parfois à l'âne qui sert de monture à Dionysos). Leurs représentations ont presque toujours un but comique.

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mercredi 02 septembre 2009 11:13

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Amalthée

Mythe

Amalthée est une chèvre qui allaite Zeus enfant, aidée par des abeilles se chargeant de nourrir le dieu de miel. Selon Zénobe, Zeus l'honore ensuite en la plaçant comme constellation dans le ciel (voir constellation du Capricorne), ou encore comme simple étoile (Capella, « la chèvre », c'est-à-dire α du Cocher). Selon d'autres traditions, à la mort de la chèvre, Zeus aurait pris sa peau pour en revêtir son égide : le terme grec αἰγίς / aigís signifie en effet également « peau de chèvre ».

La chèvre est ensuite rationalisée en nymphe[1]. Ainsi, chez Ovide (Fastes, V), c'est une naïade, à qui Zeus est confié encore enfant par Rhéa, sa mère, pour échapper à la jalousie de Cronos. Elle prend soin du jeune dieu en le nourrissant grâce au lait d'une chèvre ; mais celle-ci cassant un jour une de ses deux cornes, « Amalthée ramassa cette corne brisée, l'entoura d'herbes fraîches, la remplit de fruits, et la présenta ainsi aux lèvres de [Zeus] » (v. 124-125). C'est ainsi que serait née la corne d'abondance.

Interprétations

Ce mythe est un des premiers témoignages écrits de l'usage approprié d'un allaitement de substitution : certaines femmes se découvrant incapables d'allaiter, pour des raisons psychologiques ou physiologiques, utilisaient jusqu'à une époque récente le lait de chèvre, qui est un des meilleurs substituts naturels au lait de femme. Certaines approches psychanalytiques rapprochent ainsi le sein maternel de la corne d'abondance et de l'égide[2].

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mercredi 02 septembre 2009 11:09

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Oiseaux du lac Stymphale

Dans la mythologie grecque, les oiseaux du lac Stymphale (en grec ancien Στυμφαλίδες όρνιθες / Stumphalídes órnithes) étaient des oiseaux monstrueux, se nourrissant de chair humaine [1], qui infestaient les bois entourant le lac Stymphale, en Arcadie, utilisant les pointes acérées de leurs plumes de bronze (selon encore une des nombreuses versions) comme flèches, pour tuer hommes et bêtes et les dévorer. Certaines légendes racontent qu'ils avaient juste les griffes et le bec d'airain.

Afin de réaliser l'un de ses douze travaux, Héraclès les effraya au moyen d'un gong de bronze fabriqué par Héphaïstos, transperça de ses flèches un certain nombre d'oiseaux, puis chassa le reste. Une autre légende raconte qu'Héraclès commença d'abord par les tuer à l'aide de ses flèches, mais ils étaient tellement nombreux et se reproduisaient si vite, qu'à la fin de la journée Héraclès n'avait plus de flèches et que les oiseaux étaient plus nombreux que dans la matinée. Héraclès, dans un mouvement de rage, frappa alors son épée contre son bouclier, ce qui fit fuir les oiseaux. Il continua jusqu'à ce que tous les oiseaux tombent dans le lac et se noient.

Les bois qui entouraient le lac Stymphale, en Arcadie, étaient le repaire d'oiseaux voraces(ils se nourrissaient de chair humaine) et bruyants, qui dévastaient les récoltes et persécutaient les habitants de la région. C'est grâce à l'aide d'Athéna qu'Hercule put accomplir cet exploit. En effet, la déesse remit au héros des castagnettes de bronze. Hercule se posta sur le mont Cyllène qui dominait le lac Stymphale, et agita ses instruments. Le bruit effraya les oiseaux, ils prirent leur envol terrorisés. Il recommença et les oiseaux s'enfuirent en tous sens, se heurtant les uns aux autres dans leur panique. Hercule continua jusqu'à ce que le dernier oiseau disparut. Jamais plus on ne les revit !

# (permalien)

mercredi 02 septembre 2009 11:05

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