Bonjour mes amis,
Je suppose que beaucoup d'entre vous n'ont pas manqué le reportage de Zone Interdite sur M6 avec le 27ème Bataillon de Chasseurs Alpins. Un long reportage de 2 heures à une heure de grande écoute filmé durant plusieurs mois, ça mérite d'être soulign
On voit de plus en plus d'émissions consacrées à nos soldats à la télévision depuis plusieurs années, que ce soit sur leurs entrainements ou leurs Opérations extérieu
Besoin de recrutement des armées devenues professionnelles ? Nécessité « enfin permise » ou impérieuse de sortir des tabous, de réhabiliter les militaires après des décennies de mépris, de condamnation et d'indifférence, d'idéologisation antimilitariste et de délitement des valeurs de la Nation ? « Réarmement les esprits » afin de préparer la population à la complexe dangerosité du monde de demain ? Volonté, (enfin !), d'expliquer les enjeux de notre sécurité, de celle du monde libre, l'épouvantable totalitarisme et la misère que subissent ces populations martyrisées du bout du monde ? (bien que cet aspect ne soi pas abordé en tant que tel mais simplement suggéré de fait).
Lutter contre cette naïveté abyssale entretenue jusqu'au déni des réalités humaines par la « Bien-pensance », contre la lâcheté et l'aveuglement des « enfants gâtés » de la société de consommation protégés depuis 70 ans des conflits armés ? Recherche « clausewitzienne » indispensable du soutien des populations envers leurs soldats ?
...ou simplement réelle évolution de l'état d'esprit de la population française souscrivant de moins en moins au « politiquement correct » des pseudo élites en tous genres qui s'étalent à longueur de journées dans les émissions people en proclamant leur « horreur de la violence et de la guerre », parce que ça fait bien, parce que ça donne « une bonne image si gentille de soi », en tant qu'artiste ou qu'intellectuel... même si le refus des « réalités objectives » conduit un jour à une catastrophe pour la Démocratie ? (mais qu'importe si ça permet de s'exhiber et de faire carrière !)
Difficile à dire. Mais ça doit certainement participer de plusieurs choses
A-t-on tout dit et montré dans cette émission ? Probablement pas et certainement qu'il ne faut pas.
Mais le fait est que la construction alternée -- entre témoignages des soldats dans/et de leurs familles, combinés avec le réalisme du terrain -- est particulièrement bien faite et efficace. (à cet égard, cette alternance rappelle le concept du film We were Soldiers – Nous étions soldats – de Randall Wallace (2002), avec Mel Gibson et Madeleine Stowe sur la Guerre du Vietnam.)
On voit en effet des hommes comme tout le monde, pas particulièrement assoiffés de sang, capables de sentiments, d'aimer leurs enfants et leurs femmes, d'avoir peur, mais aussi animés d'un idéal : celui de servir leur pays et la liberté, même s'ils ne le disent que rarement en toutes lettres.
C'est probablement un parti pris du réalisateur que de ne pas insister sur le côté patriotique qui passe toujours mal dans une part importante de la population : se montrer fier de son pays et des ses valeurs est devenu, grâce au masochisme de la Repentance, une honte passible du châtiment suprême !
Insister sur le côté « sympathique et humain » de nos soldats dans leur intimité est donc certainement délibéré.
Le casting est également parfait, tant du point de vue de la diversité des personnalités et des origines, avec le caporal chef Jean-Michel Sene (antillais ?) et particulièrement mis en valeur ; l'adjudant Mourald Bouaouiche, d'origine maghrébine, le guerrier parfait, sur de lui et réaliste, ne permettant jamais à ses soldats de se laisser aller pour leur propre survie ; Leila, la jeune femme comptable de la compagnie, (également d'origine maghrébine ?) ; Jean-Gaël le Flen, St-Cyrien, parlant du « scandale de la mort » ou comment il est aujourd'hui difficile d'apprivoiser la peur de mourir et de faire accepter ce sacrifice ultime à ses proches au nom de nos valeurs.
Bien sûr le colonel Nicolas le Nen, « Tiger », l'½il du Tigre, le chef de corps, celui dont les décisions engagent à chaque instant la vie de ses soldats. Responsabilité écrasant
N'oublions pas bien sûr le Caporal Belda, qui fut tué par une roquette durant le reportage pendant le combat de la vallée d'Ala
En tout cas, dans une parfaite tradition républicaine, on ne fait jamais allusion aux origines sociales ou ethniques, ni aux croyances religieuses des uns et des autres, même si pour certains, une croix ou un geste, trahit ici ou là une possible appartenance.
Cela donne effectivement l'impression d'une armée soudée et républicaine, ou n'apparait aucune problématique de ce genre.
Même le titre n'a rien de guerrier afin de paraître familiale et bon enfant : Papa part à la guerre.
Presque le titre d'un livre pour enfants qui rappellerait celui de l'Armée racontée aux enfants que j'ai déjà traité ici (voir Scène 5 dans Esprit Défense - Post)
Certains condamneront inévitablement ce reportage en parlant de vision faussement idéalisée construite de toutes pièces pour une propagande militariste.
Mais n'a-t-on pas besoin de recouvrer l'idéal des valeurs fondatrices pour le bien du vivre-ensemble et notre propre sécurité collective ?
Quand à la fraternité des hommes dont la vie des uns dépend toujours des autres dans les moments les plus « chauds », ça, ce n'est certainement pas une construction ima
Certes, c'est habile, et rien n'est donc probablement fait au hasard afin d'atteindre certains objectifs. Mais comment s'y prendre autrement aujourd'hui ?
Car à cause de la sensiblerie congénitale de cette société en dehors des réalités du monde, y compris la sienne, il ne faut pas faire peur, il faut jouer sur du velours, on doit, lentement mais sûrement, réapprendre au peuple de France que leurs soldats ne sont pas des mercenaires sans foi ni loi mais les Gardiens d'une Nation démocratique, qu'il peut être fier d'eux car ceux-ci n'égorgent personnes avec bestialité, mais au contraire ils agissent avec d'infinies précautions au sein d'une préparation impeccablement orchestrée, même lors des actions militaires ; que s'ils vont là-bas afin d'éviter que la région ne devienne un jour explosive pour la planète entière, ils y sont aussi pour aider un pays à construire un avenir, sinon démocratique, du moins protégé de la folie religieuse et meurtrières de quelques fanatiques ou même les cerfs-volants sont interdits...
Reprocher à ce reportage de montrer les soldats à leur avantage pour rétablir un peu l'équilibre serait un comble, quand on sait avec quelle violence et sans aucun souci du respect des convictions d'autrui certains n'ont cessé d'avilir la France, la République et son Histoire, l'Armée, l'Autorité sous toutes ses formes et le reste depuis 40 ans ! Au risque de condamner la Liberté elle-même !
Mais chez les Apôtres de la Tolérance, la démocratie et la critique sont toujours à sens uniq
C'est donc un excellent et méticuleux travail de Géraud Burin des Roziers, le réalisateur (lui-même ancien du 27ème BCA) – et courageux, il faut le dire, car comme ceux qu'il filmait il était en première ligne.
Cela marque, je l'espère, un tournant dans la « reconquête des esprits » et il est à espérer qu'il y ait encore beaucoup d'autres reportages de ce genre.
A noter aussi, comme on l'a dit, que si les soldats interviewés ne parlent pas directement de patriotisme, Des Roziers le fait sans ambigüité à la fin du reportage ou il apparait interviewé par Claire Barsacq ; il dit en effet : « J'avais deux passions : m'engager au service de mon pays et faire un métier dynamique... » et il montre sa fierté d'avoir fait partie durant 21 ans des Chasseurs alpins de ce même bataillon.
Aurons-nous bientôt de plus en plus de journalistes et reporters qui enfin affirmeront l'amour de leur pays et ne passeront pas leur temps à cracher dessus ? (tel ceux de Paris-Match que j'ai fustigés sans ménagement dans ma Lettre à ce journal du « déshonneur » -- Voir Déshonneur et Trahison dans Esprit Défense - Posts, Scène 9).
A quand des artistes, intellectuels et « peoples » osant enfin défendre les valeurs de la République qui leur permettent d'être ce qu'ils sont en toute liberté ?
Sait-on jamais ! Peut-être ne faut-il pas désespérer ! Même si on doit passer par la corde sensible de l'émotion (facteur aujourd'hui hautement stratégique des opinions), par le côté « gentils guerriers sauveteurs allant défendre la veuve et l'orphelin ».
972Royal8329 , vendredi 30 octobre 2009 08:08
c'ets un scandale les italiens ne veulent pas se salir les mains maintenant et ben pourquoi ils ont fais l'armée bordel
de1940a1945 , mardi 17 novembre 2009 10:34
Merci de me soutenir Panzer78.... Voilà ce qui arrive lorsque l'on écoute les journaux et lorsque l'on a peu (voir aucun esprit critique...) On peut croire n'importe quelles âneries...
C'est triste de perdre des soldats, mais pourquoi rejeter la faute sur les autres ? (la facilité ?) ...Quelle aurait été la but des Italiens pour payer les Talibans alors que eux aussi, ont perdu des hommes ?..